Hyundai Santa Fe : Feu vert pour l’achat

Hyundai Santa Fe : Feu vert pour l’achat

Lancée au Maroc à l’occasion de l’Auto-Expo 2006, la seconde génération du Hyundai Santa Fe ne pouvait profiter d’une meilleure occasion pour se faire connaître du grand public. Premier atout de ce nouveau modèle : son style. Une ligne extérieure originale et empreinte d’un design fort, qui l’inscrit en nette rupture avec l’ancien Santa Fe.
En gros, ce véhicule se fait bien suivre des yeux. Cela d’autant plus que notre version d’essai était habillée d’une peinture noire métallisée («Noir Perle») à laquelle un vitrage teinté et des jantes en aluminium parachevaient de donner un look assez exclusif. D’accord, plusieurs détails de sa carrosserie laissent croire que ses designers se sont assez inspirés d’un modèle qui existe déjà à savoir, le FX35 d’Infiniti (le label de luxe de Nissan).
En effet, que ce soit le traitement de la partie arrière, ou la face avant, sa calandre verticale et ses projecteurs effilés, le nouveau Santa Fe donne une impression de déjà-vu par rapport au crossover d’Infiniti. Mais, par rapport à ce dernier, le Santa Fe paraît non seulement aussi beau, mais également plus imposant. Normal, puisque ce costaud coréen mesure 4,67 mètres en longueur et 1,79 m en hauteur, barres de toit comprises. Ajoutez à cela un empattement de 2,70 m et vous avez tous les ingrédients d’un véhicule à vocation familiale. A tel point que le Santa Fe a pu être aménagé comme un monospace. Un grand même. Car, en acceptant deux sièges supplémentaires qui s’escamotent sous le plancher du coffre, le Santa Fe change de statut. Désormais, il appartient à la catégorie des grands 4×4, pouvant transporter jusqu’à sept personnes, grâce à la présence des deux sièges supplémentaires.
Seul bémol dans cette affaire, l’accès à cette troisième rangée ne se fait pas sans contorsion. Et pour cause, il faut d’abord incliner l’un des sièges de la rangée du milieu, avant de le replier carrément pour pouvoir se frayer un passage vers le troisième rang. En revanche, les sièges de ce dernier se déploient avec bien plus d’aisance, en tirant tout simplement sur une poignée située derrière le dossier. Le mouvement inverse permet de les rabattre et de disposer ainsi d’un plancher de chargement totalement plat.
A bord, outre un grand coffre (774 litres en configuration 5 places), l’habitacle se veut tout aussi spacieux, notamment au niveau de la banquette du milieu. Trois adultes peuvent s’y installer confortablement pour faire de longs trajets sans craindre d’être courbaturés à l’arrivée. Les espaces de rangements contribuent à cette fibre familiale qu’on vient d’évoquer, autant par de nombreux rangements (range lunettes au plafond, porte-gobelets, vide poches latéraux…), que par quelques attentions (miroir grossissant pour surveiller la rangée du fond, accoudoir central réfrigéré…), qui s’avèrent très pratiques lorsqu’on prend la route des vacances. Pour le reste, c’est par sa présentation et sa finition que le Santa Fe place la barre haute. Surtout dans sa finition «Sabino», soit la plus chic proposée par l’importateur marocain de Hyundai, Global Engines. On y trouve une sellerie en cuir avec des sièges avant à réglages électriques, le toit ouvrant, une climatisation automatique à réglage séparé gauche-droite, le régulateur de vitesses, ainsi qu’une installation audio de qualité (lecteur K7, chargeur frontal 6 CD avec décodeur MP3 et commandes au volant). Le contrôle dynamique de trajectoire (ESP) est de série mais, question sécurité passive, il faudra se contenter du double airbag frontal. Après toutes ces descriptions, il restait plus qu’à l’essayer.
Là encore, le Santa Fe collecte plus de bons points que de mauvais. A commencer par les prestations de son moteur 2.2 litres CRDi. Un Diesel moderne, associé à une boîte automatique avec mode séquentiel et qui, au-delà de sa puissance (150 chevaux), brille par sa bonne insonorisation et l’absence de toute vibration. Du répondant aux accélérations, une tenue de cap précise, un confort de roulement sur chaussée dégradée et surtout un freinage qui a du mordant. Voilà quelques qualités que l’on retiendra de cet essai. Enfin, parce qu’il sera plus utilisé dans un milieu urbain et inter-urbain, que dans les contrées sauvages ou désertiques, le Santa Fe fait confiance à un système de transmission intégrale non-permanent. Un blocage du pont arrière via la commande «4WD Lock» (en bas de la console centrale) lui autorise une meilleure motricité sur les pistes et autres terrains accidentés.

Le verdict :
Si l’on faisait le portrait-robot d’un 4×4 urbain offrant 7 places, une finition assez embourgeoisée et de bonnes prestations routières, le Hyundai Santa Fe serait l’une des copies les plus probables. Confortable et même plutôt embourgeoisé, il est également bien suspendu et servi par un bon Diesel. Que peut-on alors lui reprocher ? Un Design copié ? Pas tant que cela. Le blason coréen ? Et alors ? Hyundai (avec Kia) forme désormais le sixième groupe automobile mondial devant DaimlerChrysler. Il est loin le temps où ses modèles étaient synonymes de voitures bon marché, d’une qualité insuffisante et d’une faible cote de revente. C’est même l’inverse de nos jours. La preuve que ce 4×4 n’a rien à envier à ses rivaux, son prix d’achat fixé à 420.000 DH. On ne brade plus du côté des coréens !

La technique :
4 cylindres en ligne. 2.188cm3. Turbo Diesel par injection directe à rampe commune. 150 ch/335 Nm. Boîte automatique à cinq rapports avec mode séquentiel. Traction avant ou transmission intégrale. 20 cm en garde au sol. 8,2 l/100 km en consommation mixte. 178 km/h en vitesse maxi. ABS+EBD (répartiteur de freinage).  Contrôle électronique de stabilité (ESP). Jantes en alu et pneus de 17’’.

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