Il était une fois… Citroën DS : La «soucoupe roulante» !

Il était une fois… Citroën DS  :  La «soucoupe  roulante» !

N’est pas «DéeSse» qui veut ! C’est en 1955 que la Citroën DS a fait son apparition. Une voiture qui avait relégué la concurrence de l’époque, à l’état de vieux fossiles, tellement cette automobile était avant-gardiste et moderne. Rien que le premier soir de son exposition, la belle avait réussi à enregistrer pas moins de 12.000 commandes ! Rares sont les modèles qui, de nos jours, peuvent se targuer d’une telle prouesse. Il faut dire que le constructeur aux chevrons avait tapé fort avec son nouveau fleuron surnommé : « soucoupe roulante ». Cette semaine, retour sur l’histoire d’un mythe.

Extraterrestre ?

La DS c’est une silhouette aérodynamique dépourvue de calandre, avec des  immenses surfaces vitrées, un capot en aluminium pour faire plus léger, un toit en fibres de verre et des allures de voiture sortie directement d’un film de science-fiction. Les lignes révolutionnaires brisaient tous les canons de l’époque. Les courbes endiablées et le  long capot (à la base conçu pour recevoir un moteur 6 cylindres) sont une rupture avec les codes esthétiques qui étaient en vogue. La DS ne ressemblait en rien à ce qui existait alors. Elle semblait provenir d’une lointaine galaxie. Le design de la belle est le fruit d’une collaboration entre le dessinateur italien Flaminio Bertoni et André Lefebvre, ingénieur issu de l’aéronautique. Aujourd’hui, cette voiture mythique fait partie des plus belles qu’a connue  l’histoire de l’automobile.

Chevronnée sur la sécurité…

Citroën avait également décidé de jouer sur la carte de la sécurité. Ainsi, la DS avait été outillée d’un volant de direction monobras, conçu pour éviter de briser la cage thoracique du conducteur en cas de choc frontal violent. Il en était de même pour cette dérangeante planche de bord dont l’asymétrie choquante nourrissait le sentiment qu’elle allait tomber du côté droit. Certaines DS auront également les distances de freinage associées aux principales vitesses sur route rappelées sur le tachymètre. Malgré sa nouvelle culasse, le moteur ne développait que 75 chevaux. La nervosité faisait défaut, et il fallait écraser l’accélérateur sur de longues lignes droites pour lancer la DS à 140 km/h.

Confort royal

La DS, c’est aussi un confort inégalé à l’époque ! il faut dire que plusieurs solutions furent testées (barres de torsion, ressorts en caoutchouc, barres, etc.), jusqu’à ce que Citroën opte pour un correcteur d’assiette oléopneumatique. Essayé tout d’abord sur une 2 CV, ce système hydropneumatique faisait appel à des sphères contenant un liquide et un gaz (de l’azote), commandées par une pompe haute pression.  Plus de ressorts ni d’amortisseurs donc mais une tenue de route exemplaire due aussi à la géométrie des roues (écartées à l’avant, rapprochées à l’arrière). Malgré sa mécanique décevante et sa fiabilité médiocre due à son extrême complexité, 1 million et demi de DS seront vendues dans le monde. C’est juste après le premier choc pétrolier que la DS tira sa révérence et fut remplacée par la CX.

Un million et demi d’unités écoulées…

Le «D» dans la nomination de cette automobile ferait référence à  l’usage du moteur le plus récent de la marque aux chevrons. Il s’agissait du moteur D, qui avait équipé juste avant la 11 D et qui fut le dernier modèle de la fameuse traction avant. Le «S» aurait alors été ajouté pour former le mot Déesse. Aujourd’hui même, le nom DS a été exploité une nouvelle fois  par Citroën pour commercialiser sa nouvelle gamme DS, quoique la signification des initiales cette fois-ci serait différente et voudrait plutôt dire «Different Spirit ».

La DS fut équipée d’un moteur 4 cylindres en ligne à arbre à cames latéral. Elle disposait d’une direction assistée, boîte de vitesses à commande hydraulique, de freins à disque à l’avant, et à partir de 1968 de phares pivotants ainsi que d’un moteur à injection ! Autres innovations : la boîte de vitesses semi-automatique commandée par un petit levier derrière le volant, et les roues fixées par un seul écrou. En commandant à la suspension hydropneumatique de relever la voiture très haut, on pouvait très facilement changer un pneu crevé.

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