Il était une fois… Séries Jaguar XJ : Une histoire de félins…

Il était une fois… Séries Jaguar XJ : Une histoire de félins…

Bien qu’encore commercialisée aujourd’hui par la firme de Coventry, sachez que la série des Jaguar XJ est née en 1968. Cette semaine dans votre rubrique «Il était une fois» nous ne parlerons que des trois premières séries XJ6 et XJ12 qui, comme d’habitude chez Jaguar, ont été intitulées série I, série II et série III. Leur histoire perdurera jusqu’en 1990.

La série I

Cette nouvelle berline était attendue depuis longtemps dans la gamme Jaguar et ne verra le jour qu’en 1968. Elle utilisait le fameux moteur 6 cylindres XK 4.2 litres qui équipait jusqu’alors plusieurs Jaguar. Le 4.2 litre était une unité sophistiquée développant 245 ch et offrant un excellent niveau de couple et de silence bien que la consommation laissait à désirer. Un moteur 2,8 litres fut développé pour y remédier, mais il s’avéra très vite être insuffisant pour mouvoir le poids de la bête et présenta également de nombreux problèmes de fiabilité. La gracieuse et nouvelle carrosserie possédait toutes les caractéristiques qu’on pouvait attendre des légendaires studios de design de Sir William Lyons. L’intérieur offrait des aménagements luxueux et les équipements mécaniques de série comprenaient une direction assistée et le choix entre une boîte automatique ou mécanique avec overdrive.

La série II

Jaguar modernisa son vaisseau amiral XJ12 en 1973 et y apporta les mêmes modifications stylistiques qui avaient été faites sur la gamme six cylindres. Ces modifications comprenaient la standardisation du châssis long qui était optionnel sur les voitures de série I ce qui signifiait une amélioration de la place pour les passagers. Ce moteur V12 de 5.3 litres développait 285 chevaux et permettait une vitesse de pointe de 240 km/h et une consommation gargantuesque qui allait avec. La série II est affublée d’une carrosserie plus dynamique, mais aussi d’une calandre plus basse associée à une prise d’air au-dessous du pare-choc, de nouveaux phares et d’un intérieur entièrement revisité. Dès le début, une version courte et une version allongée étaient disponibles, mais à partir de 1975 toutes les voitures furent équipées d’un châssis long. Le moteur 2.8 n’était disponible qu’à l’export et à côté de l’indétrônable 4.2. Un 3.4 litre apparut aussi en 1975. Cette période des années 70 a été marquée par le passage de Jaguar sous le contrôle de l’empire British Leyland et s’est accompagnée d’une baisse importante de la qualité et de la fiabilité. Le remplacement de la série II devenait nécessaire en 1979. Les séries II commencent enfin à avoir une certaine cote en collection, mais souffrent toujours de la mauvaise image «BL».

La série III

Jaguar lança sa version finale de la XJ6 en 1979, la XJ6 série III. La conception fut confiée à Pininfarina qui avait pour mission de restyler la voiture et de donner un aspect plus moderne au dessin qui avait maintenant onze ans. Le coup de crayon fut réussi et la série III n’a renié en rien les créations de William Lyons. La série III possède des surfaces vitrées plus importantes et des lignes plus fluides que les vieilles séries II. La calandre est moins haute avec des fanons verticaux, les pare-chocs de caoutchouc sont en une pièce et les feux arrières plus grands. La série III était commercialisée avec le choix habituel entre les moteurs XK de 3.4 ou 4.2 litres, en boîte manuelle ou automatique. Le moteur 4.2 avait légèrement plus de puissance que dans les séries précédentes grâce à l’injection. Au début des années 80, et avec l’amélioration de la qualité, Jaguar commençait à retrouver la crédibilité qu’il avait perdue pendant la période British Leyland.

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