Jaguar XJ V8 S/C Supersport : Une lady au coeur de sprinteuse

Jaguar XJ V8 S/C Supersport : Une lady au coeur de sprinteuse

Avec un XKR-S qui développe 550 chevaux et atteint 300 km/h, la sportivité de Jaguar est non seulement ravivée, mais n’est plus à prouver aujourd’hui. Mais à côté de ce bolide aiguisé et à hautes performances, la marque de Coventry dispose également de grandes berlines capables de calmer les ardeurs des conducteurs sportifs, comme des P-dg pressés. C’est le cas de la XFR et surtout de la XJ Supersport, dont nous avons pris le volant récemment.
Première constatation, la ligne extérieure de cette grande lady n’affiche en rien ses prétentions sportives. On retrouve donc cette belle robe lisse, portée par un visage qui impose et magnifié par un postérieur sculpté comme aucune autre Jaguar par le passé. Cependant, l’œil averti ou alors celui d’un cadre de chez Jaguar peut d’emblée identifier la XJ Supersport. Comment ? En scrutant ses belles roues sombres, en l’occurrence des jantes en alliage de 20 pouces, dites «Mataiva» et équipant de série la XJ Supersport. À son bord, la plus chic des XJ pousse la finition haut de gamme à son paroxysme. Ici, on ne parle pas d’assemblage de grande qualité, mais d’«artisanat d’exception» ! À elles seules, les variantes de la boiserie prennent tout un répertoire : chêne foncé avec finition brillante et incrustations linéaires, ébène madré, zebrano satiné (un bois très rare), noyer lustré ou encore, bois laqué façon piano black. Ce dernier, comme le placage en fibre de carbone, sied mieux au tempérament de feu de cette auto. À cela, s’ajoutent des matériaux fins et aussi nobles que l’Alcantara pour parachever une présentation intérieure d’un grand raffinement. Bien évidemment, rien ne manque à ce niveau de gamme. Sièges avant et arrière à réglages électriques, inclinables, ventilés et massant ; système audio Bowers & Wilkins de 1200W avec disque dur et pôle média ; écran DVD ; toit panoramique avec pare-soleil électriques… la liste des équipements est si longue, qu’on ne peut être exhaustifs. Sur la route, le monstrueux V8 de 510 chevaux et 625 Nm de couple délivre de belles vocalises, mais conserve un timbre assez feutré. Normal : on est au volant d’une limousine de prestige, axée avant toute chose sur le confort. Dans le même sillage, les suspensions pneumatiques gomment aussi bien les imperfections de la route que les tressautements que subit généralement une voiture de ce gabarit lorsqu’elle «fait des lacets» à grande vitesse. Mais le plus déconcertant, ce n’est ni cela ni le calme imperturbable à bord : c’est le fait de ne pas ressentir de surpoids au volant.
Faut-il le rappeler, la grande Jag’ profite de ce qui se fait de mieux en construction allégée, ne pesant qu’un kilo de plus qu’une XFR, soit 1.915 kg. Même sa rivale directe l’Audi A8 W12 qui est, elle aussi en aluminium, ne fait pas mieux affichant 2.055 kg sur la balance. Reste cet unique sentiment de puissance et de sérénité que confère l’auto à son conducteur lorsqu’elle accélère sans jamais faiblir jusqu’à sa vitesse maxi (250 km/h). «Ah si j’étais riche», diront –comme nous– bien des cœurs épris par cette sportive anglaise, qui revendique 1.840.000 DH. Le prix à payer pour profiter de «l’expression ultime de la puissance et du luxe», dixit Jaguar.

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