La reine est de retour

La reine est de retour

Née en 1974 et sous la plume du grand designer Giugiaro, la première Golf a grandi au fil des ans, en se bonifiant d’une génération à l’autre, jusqu’à devenir la référence dans sa catégorie, et ce sur bien des marchés. C’est également le cas au Maroc, où la Golf IV (l’ancienne donc) était, il y a encore quelques mois, toujours demandée en concession, rançon de son succès. N’en déplaise aux récents acquéreurs de l’ancienne mouture, la nouvelle Golf débarque ce mois-ci au Maroc, avec toutes ses ambitions de conserver son statut de leader de la catégorie. Et pour séduire ses fervents adeptes, la compacte VW compte beaucoup sur son physique.
Pourtant, lorsqu’elle fut dévoilée au dernier Salon de Francfort en septembre 2003, la Golf V n’a pas surpris par sa nouvelle robe. Une évolution sans révolution comme on dit… Sauf, que ce choix de jouer la carte de la continuité dans le design est bel et bien délibéré. C’est clair, à Wolfsburg (siège de Volkswagen) la Golf est considérée comme un mythe, une légende et un patrimoine sur lequel il faut capitaliser. Pas question donc de torturer, ni même dénaturer sa ligne ! Résultat : la Golf est facilement identifiable en tant que telle au premier coup d’oeil du commun des mortels, même le plus néophyte. Certes, on note quelques évolutions esthétiques, telles que les rappels de clignotant dans les rétroviseurs, le capot plongeant et légèrement rebondi sur les côtés, ou encore la forte inclinaison du pare-brise en harmonie avec la ceinture de caisse remontant légèrement. Mais il n’en demeure pas moins vrai que quelques détails donnent une impression de déjà vu. C’est le cas de la calandre à deux lamelles et frappée du logo VW, du bouclier à trois prises d’air, ou encore des phares qui rappellent ceux de la Phaeton.
A l’arrière, la lunette du hayon s’apparente par sa forme à celle de la Polo, tandis que les blocs de feux inédits restent évocateurs du 4×4 Touareg. Mais surtout, les épais montants de custode sont la signature même de la Golf. Un détail de carrosserie qui, à lui seul, inspire la robustesse germanique qui fait, entre autres, la réputation de ce modèle. En tout cas, à coups de courbes et de surfaces galbées, la carrosserie parvient savamment à faire oublier l’augmentation de ses proportions. Et pourtant, cette cinquième Golf ajoute 6 cm en longueur, 2 en largeur et 4 en hauteur, face à sa devancière, augurant d’être plus spacieuse à bord. Et c’est le cas avec une majoration de 6,4 cm en longueur habitable, profitant particulièrement aux jambes des occupants de la banquette. Sauf que cette dernière, traversée par un proéminent tunnel central, mettra moins à l’aise le passager du milieu, c’est-à-dire le cinquième. Plus grand, le coffre affiche 350 litres de volume, soit un gain de 20 litres par rapport à celui du modèle remplacé. En revanche, l’amélioration de l’espace habitable est moins notable à l’avant. Mais à ce niveau, on appréciera plus la présentation du poste de conduite, même si, là encore, les évolutions sont au compte-gouttes (volant tout juste redessiné, poignées au bas de la console centrale façon A3…). Les progrès accomplis en matière de finition (déjà convaincante par le passé) et d’ergonomie sont palpables, avec des matériaux de qualité à l’exception de quelques plastiques, peu réjouissants à ce niveau de gamme.
Aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, l’habitacle recèle des rangements et quelques aspects très pratiques (vide-poches latéraux, accoudoir central, miroirs de courtoisie, aérateurs pour les passagers de la banquette…). Côté équipement, deux niveaux sont proposés pour le moment : Trendline et Confortline. Le premier inclut, d’emblée et entre autres, 6 airbags (frontaux, latéraux et rideaux), l’ABS (avec répartiteur), l’air conditionné à régulation électronique séparée gauche/droite (Climatronic) ou, encore, le lecteur CD frontal. Le deuxième ajoute la banquette arrière rabattable avec accoudoir central, des jantes alu (de 15 pouces) et quelques babioles électroniques comme le capteur de pluie, l’allumage automatique des feux, ou encore le régulateur de vitesse. En revanche, pas de sellerie cuir, ni d’ESP (contrôle électronique de stabilité), pas même pour la version la plus puissante, la 2.0 l TDi. Car, mécaniquement, la Golf est importée en trois motorisations : 1.6 l de 100 ch, 1.9 TDi de 105 ch et le nouveau 2.0 l TDi de 140 ch. Techniquement, la nouvelle Golf repose sur un châssis commun, appelé à équiper d’autres modèles du groupe VW, comme c’est déjà le cas pour le grand frère Touran et la cousine aux anneaux, l’Audi A3. C’est la politique des plates-formes initiée par le Dr Piëch (l’ancien patron du groupe) et permettant d’importantes économies d’échelles.
Ce châssis, à la rigidité accrue et associée à de nouvelles liaisons au sol, est à même d’offrir plus de confort et une meilleure tenue de route à cette Allemande. Enfin, les prix (clé en main) s’échelonnent de 240.634 DH pour la 1.6 l Trendline à 307.384 DH pour la version 2.0 l TDi, disponible, elle, en Confortline uniquement. Des tarifs assez élevés par rapport à l’ancien modèle, mais qui ne condamnent pas forcément la Golf, dont l’image, autant que la cote de revente, restent aussi solides que du béton armé!

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