Lada Priora : Décalage horaire

Lada Priora : Décalage horaire

En marge de notre visite de l’usine d’AvtoVaz, à Togliatti (Russie), nous avons eu l’opportunité de prendre le volant d’une Lada. Et, pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la Priora. Egalement appelée Lada 2170, c’est l’une des plus récentes productions de la marque, n’étant produite que depuis le troisième trimestre 2006. Notre modèle d’essai, une version tricorps (4 portes), nous a été confiée par Sergey, le responsable de la ligne d’assemblage dédiée à ce modèle. On apprend alors que ce modèle, fabriqué à une cadence élevée (plus de 11.000 unités par mois), a été produit à 72.917 exemplaires en 2007. Un volume qui traduit le succès de la Priora qui, en un peu plus d’un an, a été livrée à 100.000 clients en Russie et en Europe de l’Est. Un succès que la Priora doit beaucoup à ses attributs qui lui offrent une perception de voiture moderne.
Il y a d’abord sa silhouette extérieure, très évocatrice de certaines voitures européennes que l’on qualifiera d’«encore dans le coup». Ainsi, sa face avant rappelle vaguement celle de l’ancienne Kia Rio, avec des blocs de phares assez inspirés d’une Renault Clio II. Les feux arrière, eux, rappellent la précédente génération de l’Opel Astra (4 portes). L’ensemble profite d’une qualité de fabrication de bonne facture, ni plus ni moins. Cela, même si elle adopte une carrosserie galvanisée, des barres anti-intrusion dans les portes avant et intègre un petit schéma de multiplexage, qui minimise le nombre de câbles électriques.
Longue de 4,40 mètres, dont 2,92 m vont à l’empattement, la Priora appartient au segment des berlines compactes à trois volumes. Elle est donc spacieuse pour transporter cinq adultes et leurs bagages, lesquels peuvent loger dans une malle de 430 dm3. A son bord, la présentation est sérieuse, dominée de plastiques durs et sans grande fantaisie. Question équipement, cette berline peut disposer dans sa version la plus huppée de plusieurs éléments. En confort, on retiendra notamment, la climatisation manuelle, l’autoradio à lecteur CD, le verrouillage centralisé à distance, les rétroviseurs et les lève-vitres (avant-arrière) électriques ou encore, l’accoudoir central avant. En matière de sécurité, si l’ABS avec répartiteur EBD est en option, les places arrière profitent de ceintures à prétentionneur, tandis que les occupants avant sont protégés par des airbags frontaux. Bref, rien d’extraordinaire pour nous autres Marocains, pour qui tous ces équipements sont devenus standards jusqu’à se retrouver dans une Dacia Logan. Les Russes, eux, apprécient ! Surtout dans des régions où l’automobile est encore considérée comme un moyen de transport, sans plus. Et quand vient le moment de prendre le volant, Sergey nous emmène sur l’anneau circulaire de la piste d’essai. Bien moins que ce que nous ferons un peu plus tard, il «pousse» le 1.6 litre (à 16 soupapes) de 98 chevaux dans ses retranchements. Chacune des vitesses passées fait vrombir le moteur, exploitant pleinement ses 145 Nm de couple. Lors des passages en courbe, notre pilote-essayeur ne faiblit pas. Il accélère et met à rude épreuve l’efficacité des trains roulants, quitte à nous provoquer une jolie petite frayeur. On a beau constater que cette berline est confortable, volontaire et bien suspendue, il n’en demeure pas moins qu’elle soit un tantinet dépassée. Il nous a fallu juste lâcher le volant pour le voir vibrer et virer. Les ingénieurs de Lada ont encore du travail à faire. Mais avec le transfert de technologies et le savoir-faire de Renault, ils sont d’ores et déjà sur la bonne voie.

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