Le groupe Hyundai-Kia snobe la crise

Le groupe Hyundai-Kia snobe la crise

Premier groupe automobile coréen et quatrième producteur mondial, Hyundai-Kia continue sur sa percée mondiale. Alors que beaucoup d’autres constructeurs se débattent pour surmonter la crise, Hyundai Motor Company et Kia Motors Corporation continuent à bien vendre leurs véhicules et surtout à engranger des profits conséquents.
Chez Hyundai, le bénéfice a plus que triplé par rapport à la même période de l’an dernier. Or, une douzaine d’analystes et de spécialistes de la finance escomptaient beaucoup moins dans les caisses de Hyundai. Sur les neuf premiers mois de l’année en cours, la marque Hyundai occupe une part de 4,4% du marché mondial après avoir vendu quelque 2,2 millions d’unités. Or, sur l’ensemble de l’année 2008, ses livraisons n’avaient pas dépassé 2,84 millions d’unités. De son côté, KMC a dégagé un bénéfice net trimestriel de 402 milliards de wons (230 millions d’euros), alors qu’au même trimestre en 2008, ses chiffres faisaient état d’une perte nette de 22,1 milliards de wons. Sur le plan commercial, les deux marques tirent clairement profit du succès de leurs nouveautés et surtout de leurs exportations massives. Leurs performances peuvent être expliquées par plusieurs facteurs. Certes et comme sur bien d’autres marchés, les ventes de voitures neuves sont restées soutenues et dynamisées par des mesures incitatives publiques, du type «prime à la casse». Mais il y a aussi le taux de change (won-dollar) qui, non seulement ne grève pas les comptes du groupe, mais offre surtout plus de marges à ses distributeurs et partant une meilleure compétitivité de prix au profit du client final. Mais il n’en demeure pas moins que Hyundai comme Kia propose aujourd’hui des produits fiables, stylés, de grande qualité et à des prix très intéressants. À cela, s’ajoute quelques mesures adéquates sur des marchés clés, à l’image de la mise en place d’un programme d’assurance conçu spécialement pour le marché américain et qui consiste à reprendre et à rembourser les gens qui se retrouvent au chômage afin de leur éviter un endettement. Qui aurait cru que ce groupe, qui occupait le 11ème rang mondial il y a tout juste une décennie, allait croître si rapidement ? Un challenger de plus en plus inquiétant pour les trois plus grands groupes de la planète, à savoir Toyota, General Motors et Volkswagen.

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