Lexus LS 600h : 1ère limousine hybride

Leader du marché américain des véhicules haut de gamme, Lexus veut désormais se faire une aussi forte réputation dans le domaine des motorisations hybrides. Ainsi, après le RX 400h, premier 4×4 hybride au monde, la division de luxe de Toyota revient de plus belle en proposant cette fois la LS 600h. Il s’agit d’une version hybride de son nouveau vaisseau amiral (la LS), dont la présentation en avant-première s’est faite lors du Salon de New York qui se tient du 14 au 23 avril 2006.
Dans l’exhibition new-yorkaise, Lexus joue presque à domicile, tellement ses véhicules sont plébiscités par la clientèle américaine. Mais avec la LS 600h, le pari de Lexus dépasse les repères du luxe automobile. Ses ingénieurs ont clairement accompli un travail exceptionnel : celui de créer une automobile à la fois luxueuse, silencieuse, écologique et hautement performante. Bref, un symbole de l’excellence automobile et une combinaison réussie de tous les défis technologiques. En revanche, pas de pari osé pour ce qui est du design. La clientèle (conservatrice) du haut de gamme en serait moins séduite.
La LS marque une rupture nette avec celle qu’elle remplace. On le sait depuis l’avènement de la familiale IS en 2000, Lexus a cessé de copier les productions allemandes. Une attitude qui se confirme avec cette nouvelle limousine. Car excepté une légère ressemblance avec les BMW Séries 5 et 7au niveau de la partie arrière ( surtout vue de profil), la LS affiche un style qui lui est propre. A commencer par le dessin de la face avant. On y trouve des projecteurs à forme anguleuse et une imposante calandre chromée en «V» au milieu de laquelle trône fièrement le logo de la marque. A l’arrière, on remarque de larges feux qui épouse gracieusement les contours de la malle. L’ensemble repose sur des roues surdimensionnées et s’étend impérialement sur une longueur de 5,03 mètres, dont 2,97 m vont à l’empattement (distance entre les deux essieux). Ces valeurs sont revues à la hausse sur une version allongée de 12 cm, qui sera d’ailleurs l’unique à être proposée sur le marché américain.
A bord, le raffinement et la technologie sont à l’honneur et tout a été conçu pour faire de la LS un véritable loft roulant. A n’en pas douter, les matériaux et l’assemblage sont de grande qualité. Comme pour la précédente LS, Lexus met le paquet en termes d’équipements et sophistication en tout genre comme la climatisation individuelle pour chaque occupant ou encore l’installation hi-fi signée Mark Levinson et comptant 19 haut-parleurs. Le tout dans un univers marqué de bois et de cuir piqué, comme celui qui habille la sellerie. Les passagers de la banquette sont traités comme des rois: fauteuils du type «business class» avec réglages électriques, diffuseurs d’air (chaud ou froid) et fonction massage. Rien que cela !
Au milieu de la banquette (voir photo), une console centrale avec diverses commandes se prolonge jusqu’en haut où l’on trouve un mini-bar, tandis qu’un écran DVD se déploie du plafond. Peut-être même que le constructeur offre en prime des serviettes rafraîchissantes aux futurs propriétaires. Il est évident qu’on ne se mouche pas avec les doigts quand on s’installe dans une Lexus. A son tour, le conducteur a droit à une batterie d’aides à la conduite, dont on citera notamment le régulateur de vitesse avec radar anti-collision, une caméra de recul ou encore une autre qui le filme en continu pour déceler un éventuel début de somnolence, puis l’alerter. Qui a osé parler de Mercedes ?
Mais le summum du luxe sera surtout le silence qui régnera à bord de cette Lexus. Normal, c’est l’un des principaux corollaires du moteur hybride de cette LS 600h. Ainsi, sous son capot, un nouveau huit-cylindres essence de 5.0 litres est associé à un autre moteur mais électrique. C’est la première fois que des ingénieurs motoristes appliquent l’hybridation à un moteur V8 essence.
Lexus ne précise pas la puissance des deux blocs, mais annonce plus de 435 chevaux à exploiter et surtout des performances d’un V12 avec une consommation proche de celle d’un V6. Car si Toyota mise sur la fibre écologique et le silence de fonctionnement avec sa Prius, Lexus va plus loin dans sa vision de l’hybridation en visant notamment le plaisir de conduite associé à une consommation raisonnable. Du moins, pour une voiture de ce segment. Il faut surtout retenir que cette voiture sera compatible avec tous les marchés, puisqu’il n’y aura nul besoin de recharger ses batteries via une borne d’électricité. Et pour cause. Lors des décélérations du V8, le moteur électrique, lui, se transforme aussitôt en générateur, dont l’énergie cinétique récupérée permet de recharger les batteries.
Commercialisée aux Etats-Unis et en Europe à partir de l’été prochain, la LS600h aura aussi toutes ses chances sur certains marchés du Golfe et du Moyen-Orient, même si là-bas, le pétrole n’est pas encore prêt de manquer.

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