Mazda2 1.3 ess : Croqueuse de Jazz

Mazda2. Voilà une petite japonaise qui semble bien née sous une bonne étoile. Et pour cause, cela ne fait que trois trimestres qu’elle a vu le jour, qu’elle collectionne déjà les distinctions. Elle a été élue «Voiture Locale de l’Année au Japon» (par l’Association Automotive Researchers & Journalists»), terminée deuxième à l’élection de la «Voiture de l’Année 2008» en Europe (trophée remporté par la Fiat 500) et vient de décrocher, haut la main, ses 5 étoiles aux crash-tests Euro NCAP (lire article page VII). Entre-temps, la Mazda2 avait déjà fait son entrée sur le marché automobile marocain. Un marché où la star du segment s’appelle Honda Jazz. Certes, mais pour combien de temps encore ? Car, entre l’image vieillissante de la petite Honda (arrivée en fin de vie) et celle, toute nouvelle de la «2», il n’y a plus matière à hésiter. D’ailleurs, les premières unités de la Mazda2 se sont tout simplement arrachées par une clientèle avertie.
Tout cela pour dire que la citadine de Mazda ne manque pas d’arguments et qu’elle a bien quelque chose de spécial. Mais quoi ? Son look tout d’abord. Il ne faut pas trop contempler la «2» pour l’aimer. On apprécie vite ses surfaces ondulées et ses rondeurs policées qui font qu’elle profite d’un design très réussi et plus original que bien d’autres citadines. Certains trouveront que le traitement de la face avant s’apparente à un museau, une bouche béante et des grands yeux profilés. D’autres craqueront carrément pour la partie arrière et ses lignes très sophistiquées. C’est pourtant une poupe qui reste sobre et discrète, comme le montrent la finesse de ses blocs de feux ou encore, la commande de l’ouverture électrique du coffre. Au passage, on retiendra que ce dernier affiche un volume de chargement de 250 litres, extensible via le rabattement de la banquette. Toujours dans le descriptif de cette auto, il y a également sa large palette de couleurs. Parmi les teintes les plus aguicheuses de ce nuancier, un vert pomme qui fait encore plus que la «2»ne passe pas inaperçue. Nous en avons fait l’expérience puisqu’il s’agissait de notre modèle d’essai.
Les belles courbes et les arrondis soignés de la «2» enveloppent un habitacle généreux qui profite pleinement des 3,89 mètres de longueur de la carrosserie. De quoi transporter confortablement cinq adultes, sauf s’ils appartiennent à une équipe américaine de basket. De plus, son aménagement intérieur laisse croire que ses concepteurs ont pris en considération les goûts et attentes d’une clientèle jeune. Pour preuve, on pourrait citer l’implantation haute du levier de vitesses, la présentation et l’agencement de la planche de bord ou encore, les compteurs sur fond blanc et leur éclairage orangeâtre du plus effet. Il y a aussi la présence de quelques aspects pratiques, à l’image de la petite prise auxiliaire qui permet de connecter un baladeur numérique (iPod ou autre) avec l’autoradio CD. L’équipement compte également et entre autres : l’ABS avec répartiteur EBD, le double airbag, la direction à assistance électrique, la climatisation manuelle, les commandes au volant du système audio, les quatre vitres et rétros électriques et le verrouillage à distance des ouvrants.
Sur un tout autre registre, la Mazda2 vient rappeler que l’un des nouveaux soucis des constructeurs automobiles japonais est de traquer impitoyablement les kilos superflus. La «2» en perd ainsi une centaine toute ronde par rapport à celle qu’elle remplace. Résultat: 980 kilos sur la balance, ce qui se ressent à au moins deux niveaux. Sur le plan de la conduite, avec une agilité plus qu’appréciable et une aisance de manœuvre presque déconcertante! Cette petite est tellement agile qu’elle mérite bien son slogan publicitaire (français) : «un concentré d’agilité». Ensuite, à la pompe. Car, en combinant son poids plume avec son moteur 1.3 litre essence, la «2» n’avale en moyenne que 5,8 l/100 km de sans-plomb, voire 4,6 l/km en cycle mixte, c’est-à-dire lorsqu’elle évolue en milieu interurbain. Ses accélérations et ses reprises ne sont pas pour autant laborieuses, puisque c’est quand même 86 chevaux que cette petite à dans le ventre. Et en étant capable d’atteindre 172 km/h au compteur -vitesse assez déraisonnable que nous ne recommandons point-, la Mazda2 est tout simplement à classer dans le registre des citadines polyvalentes. En gros, elle peut prendre la route ou le large comme on dit, sans craindre de se faire dépasser par tout le monde, y compris les poids lourds. Avec autant de qualités, on croyait que la Mazda2 les répercuterait sur son prix. Il n’en est rien, puisqu’elle est vendue à 154.000 DH, soit quasiment au même tarif que la Jazz. D’où notre titraille, «croqueuse de Jazz», qui s’explique par le fait que la Mazda2 a bien les moyens de détrôner la citadine de Honda.

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