Mohamed Zahid: «Le sport automobile est en train de muer radicalement»

Mohamed Zahid: «Le sport automobile est en train de muer radicalement»

Entretien avec Mohamed Zahid, président-directeur général de Menara Holding et l’un des grands initiateurs et organisateurs du Marrakech Grand Prix.

ALM : Cette édition du Marrakech Grand Prix a été marquée par la disparition de Hadj Abderrahmane Zahid…

Mohamed Zahid : Je vous remercie de m’offrir l’occasion de m’exprimer à propos de cela. C’est un malheur qui a frappé la famille tout simplement. C’est un malheur qui a touché également la ville de Marrakech, les amis de mon père, sa grande famille, son village natal et même beaucoup de personnes à travers le Maroc et au-delà. Il nous manque tellement…

Qu’est-ce qui va changer à présent que Hadj Zahid n’est plus ?

Ce qui changera c’est tout simplement de maintenir sa réputation. Hadj Zahid était connu pour son sérieux et pour sa rigueur. Aujourd’hui, avec mon frère Islam qui gère avec moi le groupe, nous avons hérité de cette lourde tâche de persévérer sur cette rigueur et de la perpétuer.

Cette année, il y a l’inauguration du nouveau circuit… Parlez-nous-en un peu…

Le nouveau circuit se distingue par un nouveau tracé plus court (de 4,9 km à 2,9 km). Ce nouveau tracé permettra au public de réellement profiter davantage du spectacle du fait qu’il a été dessiné de manière à offrir la possibilité de profiter au maximum de la course. Le tracé a été dessiné tout autour du paddock qu’il encercle littéralement.

Le Marrakech Grand Prix est-il un événement rentable ?

Il est rentable mais sur de longues années encore. Je dirais entre 10 et 15 ans. Il faut dire que l’organisation coûte extrêmement cher du fait de la logistique déployée ou encore des normes internationales en la matière qui doivent être respectées à la lettre. Cela fait que chaque point du cahier des charges doit être en permanence bien réfléchi et pensé. Ce qui pousse souvent à déployer beaucoup de moyens financiers et humains en permanence.

Revenons un peu au circuit permanent, que va-t-il devenir le reste de l’année ?

Il y’a deux années de cela, nous avions signé une convention avec la municipalité de Mechouar, dont je remercie le président par la même occasion. Cette convention nous permettait de pouvoir utiliser le terrain qui abrite aujourd’hui le Marrakech Grand Prix. Nous avons des projets que nous avons déjà annoncés et qui seront bientôt concrétisés, à l’instar de la mise en place du futur parc d’exposition qui permettra d’organiser de nombreuses expositions sur toute l’année. Le circuit pourra servir également aux essais des constructeurs automobiles, que ce soit pour le compte de leurs partenaires, pour les médias, etc. N’oubliez pas que les nouvelles installations comptent aussi un club de karting et bientôt nous allons annoncer le démarrage de l’académie qui nous permettra de faire naître de nouveaux champions marocains.

Peut-on se permettre de rêver d’une Formule 1 un jour au Maroc ?

C’est un projet de grande envergure qui se décidera en très haute instance. Il y aura probablement une bonne nouvelle pour le sport automobile national qui sera annoncée peut- être durant la prochaine COP22.
Je ne peux pas me prononcer davantage dessus. Sachez qu’il s’agit de quelque chose qui sera soutenu fort probablement et de façon entière par l’Etat et donnera une image et un rayonnement très importants pour le Maroc.

 

 

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *