Mondial de Paris : La réalité surpasse le rêve

Mondial de Paris : La réalité surpasse le rêve

Belle, rutilante ou exclusive, l’automobile brille de milles feux sous les projecteurs du Mondial de Paris, qui a ouvert ses portes le 25 novembre dernier à la porte de Versailles. Bien qu’on assiste à une multiplicité confondante de concepts, la 76ème édition de cette biennale reste marquée par deux donnes importantes : les petites autos urbaines, d’une part, et l’environnement, d’autre part. Côté citadines tout d’abord, Renault et Peugeot profitent du fait de «jouer à domicile» pour présenter leurs dernières petites, respectivement, Modus et 1007.
Par rapport à la première, coqueluche du Mondial et dont tous les détails vous sont livrés dans le présente numéro, la seconde adopte une architecture aussi haute, mais moins conventionnelle (du moins dans ce segment) avec, notamment deux portières latérales coulissantes électriquement. Chic de l’extérieur, la 1.007 l’est aussi par son habitacle à 4 places, qui a aussi pour originalité ses garnitures de sièges et de planche de bord interchangeables, jusqu’à 12 kits de coloris.
La marque au lion toujours exhibe fièrement le magnifique break 407, ainsi qu’une petite surprise : la 907, une séduisante GT coiffée d’un toit en verre et abritant un moteur V12 de 500 ch. De quoi alimenter le rêve, mais pas plus, puisqu’il ne s’agit que d’un prototype. Mais tel n’est pas le cas chez Citroën qui joue résolument la carte de l’innovation. Ainsi, en plus de la C5 restylée, le stand de la marque aux chevrons présente, pour la première fois au grand public, la C4. Celle-ci, remplaçant la Xsara, fait preuve de créativité autant par son style que par son contenu technologique : volant à moyeu central fixe, phares tournant et système AFIL (Alerte de franchissement involontaire de ligne). A n’en pas douter,la C4 permettra à Citroën de revenir en force sur le segment le plus prisé en Europe, celui des berlines compactes, et mieux affronter la concurrence allemande. Et en parlant de cette dernière, Ford Europe a également profité de cet événement pour présenter la seconde génération de Focus. Déclinée d’emblée en trois carrosserie (4 portes, coupé et break), la Focus II reprend le «New Edge Design» au niveau de sa face avant (très proche de la Mondeo) et conserve des feux arrière verticaux, qui entourent cependant une lunette plus inclinée. A noter aussi qu’aux côtés de la Focus, une étude de style baptisée «Vignale Concept» préfigure une éventuelle déclinaison de cabriolet de la compacte de la familiale à l’ovale bleue. Sur le stand Opel, la nouvelle Astra (dont la commercialisation au Maroc se fera prochainement) s’exhibe aux cotés de deux déclinaisons : le coupé GTC qui fait sa première sortie, ainsi qu’un Concept plus sportif de ce dernier, baptisé «Astra High Performance». Une étude de style intégralement habillée d’un rouge éclatant et animée du 2.0 litres maison, mais gavé d’un turbo pour offrir la puissance de 240 ch et une vitesse maxi de 240 km/h, le tout reposant sur un châssis efficace grâce aux suspensions pilotées (IDS).
Chez Volkswagen, la «nouveauté» s’appelle Golf GTi. Près de trente ans après son ancêtre, la compacte sur-vitaminée de VW entretient le mythe. Sa particularité : une carrosserie plus exclusive et un nouveau moteur essence turbocompressé 2 litres FSI libérant 200 chevaux et permettant les 235 km/h. Le cousin Audi, lui, présente la nouvelle A3 Sportback (5 portes) et l’A4 restylée. Celle-ci, forte de la nouvelle calandre verticale (façon A6 et A8 W12), ainsi que de blocs de feux arrière légèrement modifiés. Mais à ce niveau de gamme, on est déjà dans le segment du luxe, là où Mercedes présente ses dernières productions (Classe A et CLS), ainsi que le concept Sports Tourer décliné en deux carrosseries (Vision B et Vision R). Mais le Mondial est surtout un grand Salon pour BMW. La marque bavaroise brille actuellement par sa puissante M5, dont le moteur V10 fait parler la poudre avec ses 507 ch, et surtout sa Série 1, unique propulsion dans la catégorie des compactes. Car, outre sa ligne racée et réussie, ce qui fait tout le sel de la «Une» c’est son agrément de conduite qui découle de la propulsion, un principe cher à la marque allemande.
Au milieu du stand Volvo, pas de nouveauté, mais la base technique du XC90, pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de celui qui inaugure le premier moteur V8 de l’histoire du premier constructeur suédois. D’une cylindrée de 4.4 litres, ce gros bloc offre 315 ch pour 440 Nm et s’associe à une transmission intégrale encore plus sophistiquée.
Toujours du côté des marques européennes, Seat dévoile la remplaçante de la Toledo : une familiale à architecture monocorps, esthétiquement assez proche de l’Altea (dont le lancement au Maroc est imminent) avec lequel il pourrait y avoir confusion, voire chevauchement de gamme en interne. Alfa Romeo profite du Salon pour annoncer la version restylée de sa 147. Au menu, une face avant encore plus agressive et un arrière toujours aussi voluptueux, avec notamment des feux légèrement plus allongés.
Propriétaire de la marque au trèfle, Fiat a pour sa part présenté une version 4×4 de sa Panda, ainsi que le nouveau Multipla, qui troque ses phares ronds pour une face avant très proche de celle de l’Idea, mais offre toujours 6 places en deux rangées. Un aménagement intérieur repris par le FR-V, premier monospace compact de Honda qui sera disponible sur le marché européen d’ici la fin de l’année, et motorisé par le 2.2 litres iCTDI (Diesel common rail). Autre constructeur japonais à s’adonner au monospace compact, Mazda a présenté la «5». Doté de portes coulissante, ce modèle, qui remplace le Premacy, proposera, lui aussi, 6 places en deux rangées avec un septième siège possible dans le coffre, mais ne sera pas disponible avant le second trimestre 2005. Chez Toyota, l’heure est à l’hybride et au respect de l’environnement. Ainsi, à côté de la fameuse Prius qui se décline en version «sportive» GT, c’est l’Avensis qui fait l’actualité avec le concept «Clean Power D-4D 180». Une inscription qui habille latéralement sa carrosserie, tandis que la calandre reçoit un éclatante grille chromée. Mais c’est sous son capot qu’il faut rechercher l’innovation : un tout nouveau quatre cylindres de 2.4 litres développant environ 180 ch, et une réduction de 50 % des émissions polluantes par rapport aux normes Euro IV. Même donne au sein de sa division de luxe, Lexus, qui présente le 4×4 RX400 H («H» pour hybride), animé d’une motorisation hybride (essence + électricité).
Enfin, et toujours en matière d’énergies propres, BMW frappe fort avec le prototype «H2R», un engin au look futuriste qui a pu dépasser les 300 km/h en vitesse maxi grâce à un moteur à hydrogène ! C’est promis, nous vous en dirons un peu plus, mercredi prochain.

• DNES à Paris
Jalil Bennani

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