Toyota Motor : Des bénéfices record

Toyota Motor : Des bénéfices record

Saviez-vous que l’industrie automobile nipponne est la plus rentable au monde ? Car, avec plus de 15 milliards d’euros de bénéfices sur l’exercice 2003-2004, il est comparativement difficile pour les autres constructeurs de faire mieux. Et au Japon, Toyota a une fois de plus battu tous ses records sur l’exercice fiscal 2003, clos le 31 mars 2004. Le premier constructeur de l’archipel a, en effet, dégagé, à fin mars 2004, un bénéfice net de plus d’un milliard de yen, soit plus de 8,64 milliards d’euros. Ce sont là des profits jamais atteints par une entreprise locale et supérieurs à ceux de n’importe autre constructeur automobile dans le monde. Pas même les groupes Ford et General Motors, tous deux réunis ! Face aux deux géants américains, Toyota est ainsi deux fois plus rentable (+ 55 %), tout en ayant produit moins de véhicules qu’eux.
En 2003, 6,78 millions de ses modèles ont été écoulés dans le monde et les objectifs, pour 2005, sont d’atteindre le cap des 7 millions d’unités. En fait, cette entreprise, qui n’a enregistré aucune perte depuis plus d’un demi-siècle, dégage, voilà bien des années, des profits spectaculaires, mais, humilité oblige, est longtemps restée discrète sur ses performances. Ces bénéfices viennent grossir les fonds déjà colossaux dont dispose Toyota. Selon des analystes et des consultants financiers, le montant total de ses actifs s’estime à quelque 376 milliards d’euros, tandis que sa trésorerie s’évalue à plus de 120 milliards de dollars ! Employant quelque 270 000 employés, dont 65 000 au Japon dans le pôle auto, le groupe Toyota compte plusieurs marques, en plus de celles qui porte son logo : Lexus (division de luxe), Daihatsu (marque de véhicules accessibles et d’utilitaires légers) et Scion, dernier label ciblant une clientèle jeune. Outre cette diversification de marque, la nébuleuse Toyota compte des milliers de filiales, sous-traitants et autres coentreprises et opère dans des secteurs aussi divers que les maisons préfabriquées, la téléphonie mobile, ou encore d’institutions médicales. Actionnaire dans plusieurs autres sociétés et sponsor de poids pour la future Exposition universelle d’Aïchi (en mars 2005), Toyota s’est même permis le luxe de cofinancer le nouvel aéroport de Nagoya.
Mais c’est, bien entendu, par sa branche automobile que Toyota excelle. Le constructeur, qui cultive remarquablement le principe du «zéro stock, zéro défaut», a notamment réussi grâce à ses voitures de qualité et des prix compétitifs.
Toyota réalise deux tiers de ses bénéfices sur le marché nord américain. Un marché où il est dynamique et fait remarquablement face aux nouveaux défis technologiques, tel que celui des véhicules à moteurs Hybrides, dans lequel son modèle Prius a été primé à plus d’un titre. Ayant 44% de part de marché au Japon et un peu moins de 5 % en Europe, Toyota poursuit son déploiement en Chine (où elle a écoulé plus d’un million de véhicules en 2003), un pays à fort potentiel de croissance. Ambitionnant de détenir 15 % du marché mondial, à l’horizon 2010, Toyota est plus ambitieux que jamais. Rien ne semble l’arrêter, pas même la remontée du yen, qui ne ferait que forcer le constructeur à réduire ses coûts de production.

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