A bâtons rompus : «Femmes au foyer est une profession à part entière»

A bâtons rompus : «Femmes au foyer est une profession à part entière»


Que représente pour vous le prix « la Marocaine »?
Ouafae Rhouni Bellouti – Ben Abdennebi : Je crois que s’il y a de l’importance à donner à ce prix, c’est qu’il représente, pour toutes les femmes qui l’ont reçu et les Marocaines en général, une réelle reconnaissance de leur rôle dans la société. Ce sont des femmes qui ont fait un parcours professionnel exceptionnel. Elles travaillent dur pour contribuer au développement du pays dans divers fronts, et parfois aux dépens de leur vie familiale. Elles sont des soldats invisibles.
Avec ce prix, elles ont été distinguées publiquement par une grande association en présence d’éminentes personnalités. Ainsi ont été présents à la cérémonie M. Ameur, ministre délégué chargé de la Communauté marocaine à l’étranger et Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, M. Herzenni, président du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) Ainsi que M.  Alami, DG de Poste Maroc parmi d’autres personnalités.

Qu’ est-ce qui fait la particularité de ce prix ?
D’habitude et dans diverses manifestations, les femmes primées ont une certaine notoriété publique. Ce qui fait l’exception de ce prix est le fait qu’il permet de faire émerger des femmes de l’invisibilité. Il pense à celles qui ont en premier, devant et derrière elles, leur travail. Aussi Chaque femme récompensée a toute une équipe et /ou une famille qu’il l’a soutient et qui croit en elle.
Pour mois, sans la compréhension et le support des proches, ça m’aurait été très difficile d’arriver là ou j’en suis. Ainsi je partage ce prix que avec ma famille et mon équipe.

Qu’est-ce qui fait votre force ?
Je travaille et je me donne à fond dans mon labeur en pensant à mes enfants, au monde que je veux leur offrir demain. De là, mes enfants deviennent ma force. Penser à ses enfants, c’est penser aux enfants des autres et par la même au développement et à l’avenir du pays. Aussi, en étant communicative et très active, j’essaie de leur donner un exemple positif.

Comment voyez-vous le développement du Maroc ?
Le développement du Maroc ne peut aller sans celui de la femme. C’est une équation simple et vitale. On le sent, on voit le développement du Maroc. Mais il serait plus perceptible si la femme avait plus de chance de pouvoir être intégrée.

Qui doit leur offrir cette chance ?
En fait ce sont les femmes elles-mêmes qui doivent s’imposer pour avoir les droits qui leur reviennent de droit. On doit rester consciente que les femmes sont une force en soi et dont le pays en a besoin.  

Et la femme au foyer ?
Femme au foyer, c’est une profession à part entière et qui n’est pas facile. Pour cela il faut avoir différents talents entre autres ceux de gestionnaire. C’est un véritable métier.
Pour cela, elle a beaucoup plus de mérite et contribue activement au développement du pays à travers l’éducation des enfants. Si le pouvoir m’était donné, je donnerais aux femmes au foyer un salaire. Il faut assister celles-ci par le biais d’activités de toutes sortes : alphabétisation, ateliers, formations…

Et concernant l’emploi au Maroc ?
A ce niveau, on remarque une réelle évolution, notamment à travers la dynamique insufflée par les différentes mesures prises par le gouvernement et la conjoncture économique actuelle du pays. Toutefois, la problématique est qu’il faut que la formation professionnelle suive (hôtellerie, bâtiments…) cette dynamique. Aussi, il faut que le système d’éducation produise des jeunes productives.

Pour finir quel conseil pourriez-vous donner aux jeunes ou à la femme ?
Croire en soit, croire en l’avenir pour avancer pour pouvoir changer les choses. Croire à ce que l’on fait et y donner du cœur.

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