A bâtons rompus : Yassine Adnan entre poésie et journalisme

A bâtons rompus : Yassine Adnan entre poésie et journalisme

ALM : Vous devez participer bientôt à un colloque intitulé « Vivre la mondialisation ». De quoi s’agit-il au juste ?
Yassine Adnan : En fait, ce colloque s’inscrit dans le cadre d’un échange interculturel entre l’Orient et l’Occident. C’est sous l’initiative de la fondation allemande « Hein Rich Boull Foundation ». Cet organisme a l’ambition de créer une sorte de canal de dialogue entre les journalistes du monde occidental et ceux du monde arabe.
Ainsi, à chaque événement, la fondation invite un groupe de quatre journalistes de plusieurs pays arabes et organise des rencontres et des conférences. Ceci dans le but de partager les différents avis et opinions autour de la question entre autres de la mondialisation. Il y a quelque mois et toujours dans le cadre de ce programme d’échange nous nous étions rendus à Berlin et nous y avons passé près d’un mois.

Comment s’est déroulée cette visite. Quelles sont les différentes activités inscrites dans ce séjour ?
Etant donné que c’était une rencontre entre les journalistes culturels, nous avons effectué des visites à plusieurs organes de presse. Nous avons visité les locaux des plus grands journaux allemands de la capitale. C’était une occasion pour discuter avec les journalistes allemands. Nous avons découvert leurs façons de penser et leurs préoccupations quotidiennes. Aussi, nous avons eu l’occasion de découvrir les techniques de travail des journalistes. C’était une rencontre très fructueuse.
En plus des journaux, nous nous sommes rendus également aux locaux d’une chaîne télévisée à Berlin. C’était également avec le même plaisir que nous avons découvert les conditions de travail des journalistes de cette chaîne. En ce qui concerne le colloque de Beyrouth, notre groupe, constitué de journalistes arabes, avait prévu d’organiser diverses activités, des débats, des rencontres. Nous allons d’ailleurs appeler un certain nombre d’intellectuels et d’écrivains arabes. Nous avons carte blanche.

Vous êtes journaliste free lancer dans la revue « Zawaya » basée au Liban, mais vous êtes avant tout poète. Comment arrivez-vous à concilier entre ces deux métiers ?
J’adore écrire. C’est vrai que je me suis spécialisé dans la poésie qui est ma passion, mais je me plais également dans l’écriture journalistique. Je prends du plaisir à écrire sur des sujets de culture.

Mais comment arrivez-vous à garder une certaine objectivité tout en étant poète ?
Je ne suis pas objectif. D’ailleurs l’objectivité, je n’y crois pas trop. Je suis d’ailleurs très fier de ma subjectivité. Je défends mes choix et mes opinions dans mes articles. J’écris avec mon propre style qui ressemble à celui de la poésie. Je ne me sens pas du tout frustré lorsque je vaque à mes occupations journalistiques. Lorsque j’écris un article je me sens aussi bien que lorsque j’écris mes poèmes.

Quels sont vos récents travaux dans la poésie ?
Après le recueil «Récif de l’effroi», je me suis replongé de nouveau sur l’écriture de poésie. Je viens donc tout juste d’achever deux recueils de poésie en arabe. Le premier est intitulé « je ne vois presque pas » et le second « pommes de l’ombre ». Il y a deux semaines à peine je viens d’achever l’écriture d’un petit livre sur Marrakech intitulé « Marrakech, secrets déclarés ». Cet ouvrage a été réalisé conjointement avec mon ami et poète Saâd Sarhane. Aujourd’hui, nous sommes à la recherche d’un éditeur.

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