A la une : À quoi servent les COPARTIM ?

Les coopératives de l’artisanat (COPARTIM) ont été créées, en 1956, dans l’objectif de protéger l’artisan. En tout, elles ne dépassent pas le nombre de sept dans tout le Maroc. Elles concernent les grandes villes dont Casablanca, Rabat, Marrakech et Agadir. Elles avaient la prétention d’encourager l’artisan à commercialiser son produit. Selon un spécialiste du secteur, ces coopératives avaient même comme mission d’acheter de la matière première en gros. Ce qui leur permettait d’économiser sur le prix de revient.
Les artisans, eux pouvaient profiter des prix très intéressants. Les artisans ne sont pas, en effet, censés être des commerçants. Ils ont une âme d’artiste. Aux responsables des coopératives de gérer l’aspect financier. En exposant les produits artisanaux, ils déduisent leur gain du prix de la vente, tout cela en concertation avec l’artisan. Cependant, il se trouve que la mission initiale de ces coopératives a été déviée.
Elles se sont transformées en de simples bazars, et leur gestion est devenue difficile. La coopérative de Casablanca est actuellement fermée. Les artisans se sont trouvés devant le fait accompli. « Il fut un temps où ces coopératives étaient un véritable moteur pour nous encourager à vendre nos produits. Mais hélas, ces derniers jours on nous a coupé l’electricité», explique un artisan rencontré à l’Ensemble artisanal de Casablanca.
 Les copartim semblent être à présent remises en question par l’Etat..
 Du côté de la délégation de l’artisanat à Casablanca, on déclare « que ces coopératives doivent disparaître car elles sont source de discorde et de mésentente ». La disparition de ces secteurs est censée laisser le jeu libre aux artisans, à eux de vendre leur produit à leur manière.  Mais est-ce bien là la vraie solution au problème ?

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *