A la une : Agadir à l’heure du cinéma d’immigration

A la une : Agadir à l’heure du cinéma d’immigration

Programme riche et varié pour la troisième édition du Festival « Cinéma et immigration » qui s’est ouvert le 13 décembre courant à Agadir. La soirée d’ouverture, qui s’est déroulée mardi dernier à la salle Rialto, a drainé un aéropage de grandes personnalités du monde du cinéma et de la politique. Lors de cette soirée d’ouverture, Nezha Chekrouni, ministre de l’Immigration, a souligné la Haute sollicitude dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI entoure nos ressortissants.
Preuve de cet intérêt, le Souverain avait annoncé il y a quelque temps la décision de l’Etat d’impliquer les immigrés marocains dans les prochaines échéances électorales. Un geste très favorablement accueilli par nos immigrés, appelés pour leur part à consolider leur attachement à leur pays d’origine. D’où l’importance du Festival d’Agadir qui, depuis sa création il y a trois ans, sert de point de liaison entre ces immigrés et la terre des racines. Une figure marquante de l’immigration a été d’ailleurs mise à l’honneur, en l’occurrence Hamidou Benmassaoud. Après le vibrant hommage qu’il a reçu au 5ème Festival international du film de Marrakech (FIFM), c’est au tour du Festival « Cinéma et immigration » de réitérer le geste à l’égard de ce grand acteur. Yasmina Kassari, qui a reçu le 10 décembre le Grand Prix du huitième Festival national du film (FNF), a également été à l’honneur au Festival d’Agadir. Son  long-métrage « L’Enfant endormi », pour lequel cette réalisatrice marocaine, établie en Belgique, a été distinguée, a été projeté en ouverture de la troisième édition de ce festival. C’est là un geste de reconnaissance que la réalisatrice a reçu dans son pays d’origine, après avoir été multi-primée à l’étranger (une quarantaine de prix récoltés un peu partout dans le monde). Dans ce film, Yasmina Kassari raconte le combat de femmes dans le Nord du Royaume pour leur survie, après avoir été abandonnées par leurs époux pour aller vivre en Espagne. C’est en quelque sorte un hommage que cette artiste aurait voulu rendre à la femme marocaine en général. A souligner que la soirée d’ouverture a été également marquée par un hommage rendu à la grande dame du cinéma marocain Amina Rachid, en présence d’une foule d’artistes : Younès Megri, Abdelkader Motaâ, Mostafa Salamat, Abdellah Chekroun…
Le 14 décembre, une rencontre-débat a été organisée autour du thème : « L’immigration et le cinéma à l’ère de la multi-culturalité ». Lors de cette rencontre, présidée par Nezha Chekrouni, il a été question de mettre en relief le rôle de l’immigration en tant que vecteur de richesse, aussi bien pour les pays d’adoption que pour les pays d’origine. A cet effet, il convient de se débarrasser d’une certaine idée qui fait que l’on ne pense à l’immigré qu’en terme d’entrée de devises, oubliant trop souvent que l’immigré a également une contribution à apporter à son pays sur le plan intellectuel, gestionnaire, etc.
Créé pour mettre en relief le capital de notre immigration, ce festival veille, à chaque édition, à présenter des MRE ayant réussi leur intégration sous d’autres cieux. Pour cette troisième édition, c’est au tour de l’acteur et humoriste Djamel Debbouzze d’être mis sous les feux de la rampe. Ainsi, un film-documentaire consacré à cet acteur connu et reconnu a été projeté le 15 décembre.
Ce film, réalisé par le journaliste Mourad Aït Harbouch, reconstitue le parcours atypique du héros d’ «Astérix et Obélix», en montrant comment il est devenu l’une des grandes célébrités internationales de la scène artistique.

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