Abdessamad El Ghorfi, alias Lamkhantar : «Le théâtre, c’est le sang qui coule dans mes veines»

Abdessamad El Ghorfi, alias Lamkhantar : «Le théâtre, c’est le sang qui coule dans mes veines»

ALM : Parlez-nous de votre visite à Beni Mellal?
Abdessamad El Ghorfi : J’aime, d’abord, me rendre dans cette région qui m’est très chère. A cette occasion, j’y ai dernièrement présenté une pièce de théâtre destinée aux enfants dans le cadre d’une tournée organisée par la troupe de théâtre  Aboulhaytam. Je souhaite que les enfants de Beni Mellal sont satisfaits de ce que je leur ai présenté.

Quel type de personnage aimeriez-vous incarner?
Si Kamal Kadimi, qui a interprété le rôle de mon père dans la série Hdidane, aime incarner le rôle du personnage complexe, moi, je suis pour le personnage le plus simple. Ce qui m’encourage à bien jouer mon rôle. Dans la série Hdidane, par exemple, j’étais le benjamin de la famille. Nous étions deux frères et une sœur. Mais j’étais le plus intelligent et le plus rusé. Je volais des œufs, parallèlement je travaillais pour aider ma famille. Pour moi, c’était l’incarnation d’un personnage simple où je me sentais à l’aise.

Pourquoi préférez-vous jouer dans des pièces de théâtre destinées aux enfants ?
J’ai commencé à jouer ce genre de rôle depuis mon enfance, quand j’étais à l’école. Le théâtre, c’est le sang qui coule dans mes veines. Souvent, j’incarne des personnages devant les membres de ma famille. Même dans la rue, il m’arrive de parler seul pour jouer le rôle d’un quelconque personnage. C’est aussi un travail qui me permet de gagner un peu d’argent. Mais toutes les pièces de théâtre que j’ai jouées  portent en elles-mêmes un message. Ainsi, la pièce que j’ai jouée à Beni Mellal porte sur la lutte contre le gaspillage de l’or bleu. C’est un message que j’ai essayé de transmettre aux petits enfants. Le théâtre des enfants est plus complexe que celui des adultes. En somme, mes travaux visent, entre autres, à orienter pédagogiquement l’enfant et lui donner des conseils. J’ai aussi joué dans «Zmane Laghrib» et «Al Hirbaa Dimou» de Mohamed Atifi.

Parallèlement au théâtre, quels sont vos loisirs?
J’aime élever des oiseaux et des pigeons. Parfois, j’incarne aussi des personnages devant mes oiseaux ou près de la mer surtout la nuit. J’arrive toujours à établir une bonne communication avec la mer et mes oiseaux.

Que pensez-vous du théâtre au Maroc ?
Au Maroc, le théâtre a réalisé d’énormes progrès. Mais il faut aller de l’avant. Tous les acteurs concernés doivent travailler en concertation afin d’être au niveau des aspirations du public. Celui-ci a besoin de nouvelles idées pour assouvir sa soif inextinguible. Par l’occasion, je rends un grand hommage à tous ceux qui ont participé à la promotion du théâtre dans notre pays.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *