Avatar : un film qui a révolutionné la 3D

Avatar : un film qui a révolutionné la 3D

Jamais un film n’a eu le succès qu’a eu le film Avatar du réalisateur américain James Cameron, qui a réalisé auparavant (1998) le film Titanic. Projeté dans les salles de cinéma de 200 pays à travers le monde, Avatar a attiré l’attention de millions de personnes. Le Maroc fait partie des pays où le film Avatar est projeté. Le Megarama de Casablanca est la seule salle à le présenter en 3D.
Avec la sortie et la projection du film Avatar, le cinéma en 3D a gagné en début de cette année 2010 en notoriété et en popularité. L’engouement des gens pour découvrir ce film est tel que les salles de cinéma affichent tout le temps complet. «Toutes les personnes que je connais ont vu Avatar. Cela m’a poussée à découvrir à mon tour ce film qui a été surmédiatisé et dont le succès n’est plus à démontrer», a confié Jamila, étudiante à l’école nationale d’architecture à Rabat.
En gestation depuis 1994, Avatar est la première réalisation de fiction de James Cameron depuis son mythique Titanic, devenu le plus gros succès du cinéma mondial (1,8 milliard de dollars au box-office en 1998). M. Cameron avait avoué qu’il souhaitait attendre les nouveaux progrès en matière de technologie avant de se lancer dans le projet. Toutes les scènes d’Avatar ont été tournées en images de synthèse pour créer la planète Pandora, sur laquelle se déroule l’histoire. Avatar met en scène Jake, un «ex-Marine» paraplégique, qui est envoyé sur Pandora, une planète peuplée d’êtres à la peau bleue (les Na’vis), auxquels les humains veulent dérober un précieux minerai. Contre l’avis de Grace, qui dirige la mission, Jake remplace au pied levé son frère jumeau mort, devenant un «avatar», mi-Na’vi mi-humain. Sur Pandora, il rencontre l’intrépide guerrière Neytiri et découvre, fasciné, la vie des Na’vis, en totale interaction avec leur milieu. Les animations 3D qui sont des œuvres artistiques complexes, où l’illusion se façonne autour de la création d’un univers et de personnages à la fois surprenants et d’une réalité presque palpable, nécessitent la bonne maîtrise de multiples procédés. Derrière la puissance des ordinateurs et des logiciels, le génie humain a permis d’accéder à un rêve, celui de donner la vie à une matière technologique plutôt abstraite au départ et à mettre en place des histoires sans limitation pour l’imagination. «Je pense que le succès d’Avatar est dû au fait qu’il est d’une part un film innovant qui a introduit la 3D et qu’il est d’autre part l’œuvre d’un grand réalisateur», a estimé Rachid, un jeune ingénieur en informatique. Au Festival international du film de Berlin qui se tient du 11 au 21 février, le marché européen du film (EFM) mise sur le cinéma en relief numérique qui, grâce à la déferlante Avatar, séduit les professionnels affectés par la crise. «Cette année, nous innovons en proposant des projections en numérique 3D. Nous avons loué une salle de prestige, connue et équipée en vraie 3D avec les lunettes», explique Beki Probst, directrice du Festival international du film de Berlin. Cette dernière ajoute: «Nous l’avons louée pendant quatre jours, nous y montrerons une douzaine de films en relief. Nous sommes très sollicités par le numérique, alors nous nous adaptons avec un nouveau système, le «e-cinéma», grâce auquel nous pouvons montrer les films en HD». Un peu partout dans le monde, les salles s’équipent à grands pas pour accueillir les productions en relief à venir, des studios américains tels que Dreamworks ou Disney-Pixar, dont le très attendu «Alice au pays des merveilles» de Tim Burton qui sortira le 10 mars, aux Etats-Unis.

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