Bensalem Himmich : «Mon programme est en cours d’élaboration»

Bensalem Himmich : «Mon programme est en cours d’élaboration»


ALM : Vous venez d’être nommé par SM le Roi Mohammed VI nouveau ministre de la Culture. Avez-vous déjà élaboré votre programme ?
Bensalem Himmich : Mon programme est en cours d’élaboration. Personnellement, j’estime qu’il va falloir auparavant faire un état des lieux des projets culturels: connaître l’état d’avancement des différents projets déjà entamés… Mais je vais, en plus, devoir y apporter des modifications et des changements. Tout en essayant d’améliorer et de peaufiner ces projets culturels qui sont en gestation. Il y figure le grand projet visant la réalisation des musées qui tient beaucoup à cœur à SM le Roi Mohammed VI. 

Quel est l’apport des festivals en général pour le paysage culturel au Maroc ? 
Il y a bien sûr des festivals qui constituent une grande contribution au développement du paysage culturel au Maroc. Il s’agit, en fait, de ceux qui sont fondés essentiellement sur une vision de la culture. Et à travers lesquels on essaie d’une édition à l’autre de marquer des points et d’accroître par conséquent leur valeur ajoutée. Je trouve que le Festival culturel international d’Assilah constitue, à cet effet, un cas de figure.

Et comment évaluez-vous ce festival qui est à sa 31ème édition ?
Je le trouve très intéressant. La preuve est qu’on voit une ville de taille moyenne telle que Assilah accueillant, annuellement, un grand nombre de participants à son festival culturel. De même, en parallèle, on y constate la réalisation  de plusieurs projets et d’activités à caractère touristique. Et j’aurais aimé que des festivals, tels que celui d’Assilah couvrent une grande partie du territoire marocain.

Dans votre intervention à l’inauguration de la 31ème édition du Festival culturel d’Assilah, vous avez mis l’accent sur les regroupements régionaux dont celui de l’UMA. Comment expliquez-vous cela ?  
Comme vous le savez, l’Union fait toujours la force. Surtout si l’on arrive à créer effectivement au sein de l’UMA un véritable marché culturel. Le champ de la lecture et l’échange du produit livre ne pourront qu’en tirer profit. Mais, il faut d’abord chercher à résoudre certains différends dont la question du Sahara, qui ne peut être réalisée que par le biais de négociations. D’ailleurs, la culture qui est considérée comme partie prenante dans tel ou tel dialogue constituera, de ce fait, un véritable pont qu’on doit établir avec les quatre pays amis notamment l’Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie. Et je crois que cela ne peut être atteint qu’à travers des manifestations et des colloques qui ont principalement un caractère culturel.

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