Des artistes-peintres garnissent les murs du lycée Moulay Idriss Ier

Des artistes-peintres garnissent les murs du lycée Moulay Idriss Ier

Si certains artistes-peintres partagent leurs toiles avec les badauds, d’autres le font avec des élèves. C’est le cas d’un groupe d’artistes marocains qui vient de garnir les murs du lycée Moulay Idriss Ier à Casablanca.

Un événement qui a coïncidé avec la rentrée scolaire. De quoi réussir cette reprise et faire plaisir aux élèves.

Cultiver le goût artistique chez les lycéens

Au-delà de cette joie procurée aux lycéens à travers l’événement, coordonné par le manager d’artistes Najib Mtoul et le lycée, cette démarche a plusieurs visées aux yeux des artistes participants. «Cette initiative est destinée à l’éducation artistique des enfants», précise l’artiste-peintre, Djo Mputu, issu du Kinshasa (Congo) et installé au Maroc depuis 2013. S’il a pris part à cette opération, c’est pour satisfaire un sentiment entre autres. «J’aime beaucoup les enfants. J’ai même appris l’art à une lycéenne africaine», confie-t-il à l’issue de l’événement. Pour lui, cette initiative «va également inspirer les lycéens qui veulent devenir artistes». Outre cette participation dont il se félicite tout en devant une fière chandelle à M. Mtoul, Djo Mputu a pris part à d’autres expositions organisées de par le Royaume. Le même sentiment de plaisir est exprimé par l’artiste marocain Reda Boudina, qui a également participé à cette manifestation. Cet artiste, qui fait du street art au Maroc et ailleurs, notamment Dubai, a eu l’idée, lors de l’événement, de créer le graffiti de l’appellation du lycée. «Quand j’ai vu que chaque artiste avait son propre style, je suis sorti à l’entrée du lycée pour faire le graffiti», ajoute-t-il. Pour lui, des initiatives du genre font également plaisir aux élèves. «C’est pour la première fois que je participe à une manifestation artistique du genre dans un établissement de l’enseignement secondaire», précise Reda Boudina. Cela étant, de telles initiatives sont susceptibles de faire la joie des artistes et des bénéficiaires. Outre ces artistes, d’autres ont mis la main à la pâte. Il s’agit de Mustapha Fakir, Nouzha Bennani, Siham Jouhari, Sara Dafroullah, Ouahab Radouane et Khalid Boumzgoura.

Une initiative dans le cadre de l’école de réussite

Du côté du lycée, la démarche est également bonne. Sabria Korichi, cadre administratif dans cet établissement et professeure en économie, qui a également encadré l’événement, estime à son tour que l’intérêt de cette manifestation consiste à donner un goût artistique aux élèves. Pour organiser celle-ci, elle dit avoir contacté M. Mtoul qui a rassemblé des artistes. A son tour, elle en a, selon ses dires, quelques-uns. A propos du budget alloué à cette initiative, la responsable ne manque pas de préciser que «le ministère consacre, dans le cadre du programme de l’école de réussite, un budget destiné à de telles activités. A chacun de l’exploiter dans ce sens à sa manière». Ainsi, le lycée tout comme les artistes se sont, selon ses dires, occupés du matériel de travail pour les fins de cette manifestation. Le tout avec la coordination de l’association des parents d’élèves. Ce qui importe, aux yeux de Mme Korichi, également passionnée pour le théâtre et la lecture, «c’est de créer un bel espace pour les élèves». Bien que certains lycéens aient adopté des comportements inappropriés à l’égard des toiles sur les murs de l’établissement, la responsable a tenté de les en empêcher tout bonnement. «Quand j’ai vu des élèves mettre les pieds sur un mur garni d’une toile, je leur ai expliqué que des artistes sont venus pour enjoliver le lycée et qu’il conviendrait de les garder dans un bon état pour profiter de la beauté des peintures. Ainsi, ils n’ont plus remis les pieds sur les murs», raconte-t-elle. Mme Korichi, qui ne manque pas de rappeler l’appui de la direction provinciale et du lycée, indique également que certains élèves veulent même adhérer à des initiatives pareilles. Tel est l’objectif ultime de tels événements qui sont également susceptibles d’emboîter le pas au lycée Moulay Idriss Ier.

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