Exposition au Musée d’art de Bank Al-Maghrib: Hommage au pionnier Meki Megara

Exposition au Musée d’art de Bank Al-Maghrib: Hommage au pionnier Meki Megara

Cette exposition réunit les grandes chefs-d’œuvre de cet artiste pionnier qui ne cesse de susciter l’intérêt et la curiosité des amateurs d’art moderne au Maroc. Elle offre, en effet, l’occasion au public d’apprécier la place qu’occupe la figuration dans l’œuvre de Meki Megara.

Le Musée d’art de Bank Al-Maghrib à Rabat accueille du 18 mai au 31 décembre une exposition inédite en hommage à l’artiste-peintre Meki Megara, l’une des figures majeures de notre histoire artistique. Intitulée «Meki Megara ou les sentiers ténébreux de l’être», cette exposition est un voyage à la fois dans l’espace et dans le temps.

Chaque toile ou tableau est ressentie comme un jalon ou une balise dans le parcours de l’artiste Meki Megara. «L’objectif de cette exposition est de faire découvrir aux amateurs d’art un parcours étonnant, tant par la multiplicité de ses démarches artistiques que par la profondeur de sa vision. Car, faut-il le rappeler, cet artiste d’avant-garde se démarquait par les questions ontologiques que sa peinture élaborait, interrogeait les paradoxes de l’être humain et sondait l’horizon de son existence», indique dans ce sens Farid Zahi, commissaire de l’exposition.

Celle-ci réunit les grandes chefs-d’œuvre de cet artiste pionnier qui ne cesse de susciter l’intérêt et la curiosité des amateurs d’art moderne au Maroc. Elle offre, en effet, l’occasion au public d’apprécier la place qu’occupe la figuration dans l’œuvre de Meki Megara. Ses premières œuvres témoignent d’une grande maîtrise de la figuration et des techniques liées à la peinture. «Des portraits, autoportraits, natures mortes et paysages tant naturels que citadins, produits avec beaucoup de virtuosité dans les années 50 et 60, aux travaux hybrides des années 70, aux figurations brumeuses des années 80… Megara nous entraîne dans les dédales de ses sentiers créatifs», explique M. Zahi.

Les amateurs de l’art distinguent également la fascination de Meki Megara par la matière et les matériaux. D’ailleurs, s’est transformé le support en un réceptacle de tous les matériaux de récupération. Ainsi, venaient se greffer à la matière chromatique des anneaux, des grilles métalliques, des cordelettes, des planchettes de bois et d’autres matériaux hétéroclites, lesquels dessinent un niveau second de la toile lui conférant deux nouvelles dimensions que l’usage de la perspective corrobore imaginairement. «Les œuvres des années 80-90 et 2.000 sont une réflexion imagée sur les hommes et leurs destins. Il y perce la marche qui mène les hommes vers l’au-delà du visible. Ses paysages abstraits semblent émerger d’une nuée s’offrant à notre regard de façon apocalyptique.

Le ton tragique de ces compositions n’est nullement dramatique». Enfin l’exposition donne à découvrir les dernières créations de Meki Megara. «C’est une sorte de synthèse entre les diverses techniques antérieurement expérimentées, revisitées et réinterprétées».  Pour rappel, Meki Megara a reçu sa formation artistique dans sa ville natale, à l’Ecole des beaux-arts de Tétouan.

L’artiste-peintre a poursuivi sa formation à l’Ecole Santa Isabel de Hungria à Séville, avant d’aller se perfectionner à l’Ecole San Fernando de Madrid. Quelques années plus tard, il a décidé de s’installer au Maroc et de partager son expérience au sein de l’école des beaux-arts de Tétouan où il enseigne les lois de la perspective. Ainsi s’ouvre une nouvelle page pour l’artiste qui s’investira longuement dans la création d’une peinture moderne au Maroc.

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