Fatine : «L’humour se travaille»

Fatine : «L’humour se travaille»

ALM : Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à accepter  d’être à l’affiche du dernier spot télévisé de Maroc Telecom ?
Fatine Mohammadi : Durant les deux ans qui ont suivi l’événement 15 ans 15 talents,  organisé par 2M, j’avais refusé toutes les propositions qui m’ont été faites. Tous les candidats de cet événement sont liés par un contrat d’exclusivité avec la chaîne. Nous ne pouvions pas engager un seul pas sans son accord. On est parrainé pour une durée de trois ans. C’est pour cette raison que tous les sketchs que j’ai réalisés étaient validés par la chaîne. Ce que je trouve d’ailleurs très normal. En plus, ce partenariat n’est pas uniquement administratif, il est aussi basé sur d’excellentes relations humaines. C’est la direction de la chaîne qui m’a donnée le feu vert pour réaliser ce spot publicitaire. Le moment a été bien choisi étant donné qu’au départ je ne voulais pas m’aventurer dans des chemins trop difficile. Ma carrière risquait d’en souffrir.

Après 15 ans 15 talents plusieurs lauréats se sont sentis perdus et se sont plaints du manque de suivi. Qu’en pensez-vous ?
Le concours de 15 ans 15 talents a fait de nous des stars auprès du grand public. Personne ne nous connaissait auparavant, on était d’illustres inconnus et subitement on commençait à nous reconnaître dans la rue, on nous embrasse et on nous  félicite. Cette célébrité a malheureusement fait long feu. Quelques mois après la fin de l’événement et notre consécration, le soufflet est retombé. C’est ce qui a créé une sorte de malaise chez plusieurs lauréats. Mais ce serait malhonnête de jetter la pierre  à la chaîne. Cette dernière n’est pas une maison de production, elle nous parraine, mais c’est à nous de faire des efforts pour pouvoir s’affirmer et tracer notre propre voie.

Comment procédez-vous pour construire justement votre carrière ?
Pour devenir une humoriste professionnelle, je suis consciente qu’il me reste beaucoup de chemin à parcourir. Je dois d’abord me former aux métiers du théâtre. A cet effet, en parallèle à mes études en ingénierie, j’entreprends des cours de théâtre une fois par semaine. J’arrive à concilier entre mes études et ma carrière d’artiste. Par ailleurs, les études en art dramatique ne sont pas suffisantes. C’est pour cela que j’essaie d’entrer en contact avec des professionnels du rire chez nous pour qu’ils me conseillent et me dirigent.

Vous faites allusion à Hassan El Fad ?
(Rires). J’aurais bien aimé que Hassan El Fad me coache. C’est mon rêve. L’avis d’un professionnel est très important voire déterminant. On ne peut pas évoluer sans s’inspirer des expériences de ceux qui nous ont précédés. Je cherche un co-scénariste pour mon prochain one man show que je prépare pour bientôt. J’espère qu’un de nos humoristes confirmés pourra me donner un coup de main. La chaîne 2M m’a promis de financer ma tournée une fois que j’aurais ficelé le spectacle et que je serais enfin prête.
 
Quel serait le fil conducteur de ce one man show ?
Mon spectacle sera plutôt un one woman show qui donne l’avis d’une femme marocaine sur scène. Il y’en a marre de voir des hommes qui parlent des femmes. Je veux à mon tour pouvoir parler des femmes et de leurs problèmes au Maroc.

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