Festival de Fès des musiques sacrées du monde : «Réenchanter le monde» le temps d’un festival

Festival de Fès des musiques sacrées du monde : «Réenchanter le monde» le temps d’un festival

De Fès, la capitale spirituelle du Royaume, jailliront les musiques sacrées du monde à partir de ce vendredi 8 juin. Des artistes issus de par le globe s’y rencontreront le temps d’un festival, qui s’étalera jusqu’au 16 du même mois, pour «réenchanter le monde». Un réenchantement qui a été choisi par la fondation Esprit de Fès pour célébrer cette manifestation. Aux yeux de Faouzi Skali, directeur général de la Fondation Esprit de Fès, «réenchanter le monde c’est entrevoir les possibilités de nouveaux rapports à celui-ci où la fatalité, et donc la dictature du fait accompli, n’a plus de place. C’est reprendre à rebrousse-poil le processus actuel de délitement pour y restituer la place de l’homme, de la culture, de la spiritualité».  De surcroît, cette thématique puise son fondement dans les œuvres d’Omar Al Khayyam qui se verra rendre un hommage, lors de la soirée d’ouverture célébrée le 8 juin, à travers une création du réalisateur Tony Gatlif. Dans une scénographie inédite, des artistes d’Asie centrale, du monde oriental et occidental allieront leur voix sous la direction de ce metteur en scène pour révéler cette œuvre. A partir du lendemain, place au débat jusqu’au 12 juin, dans le cadre du Forum de Fès qui abordera «une âme pour la mondialisation». Côté spectacles, Archie Shepp offrira ce 9 juin un spectacle aux racines du blues et du gospel. Parallèlement, les ruelles de la médina accueilleront, du 11 au 13 juin, de nombreux artistes qui enchanteront le sens du public à travers des musiques tsiganes, cubaines, occitanes et des danses indiennes. Dans le cadre de ces nuits, Mahmoud Darwich sera à son tour honoré dans une création de Rodolphe Burger. Le 15 juin, l’artiste islandaise Björk présentera son nouveau spectacle d’hymne à l’espace et à la nature appelé «Biophilia». Et c’est la fameuse chanteuse populaire américaine, Joan Baez, qui clôturera le festival en partageant son engagement et son combat pour la liberté et la dignité humaine. De quoi drainer un grand nombre de festivaliers marocains et étrangers ! D’ailleurs, le Festival de Fès des musiques sacrées du monde a revêtu un caractère international grâce aux rencontres tenues récemment à Paris, Barcelone, New York et Rome pour faire connaître le Festival de Fès des musiques sacrées du monde, ses idéaux et son programme.

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