Festival international du film de Marrakech : La compétition bat son plein

Pour décrocher l’Etoile d’Or, la compétition entre les réalisateurs bat son plein à Marrakech. Deux films candidats pour la septième édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM) ont été projetés mardi dernier. Il s’agit de « Funuk Show Some Love, You Losers » du cinéaste japonais Daihachi Yoshida et de « The Trap », du réalisateur serbe Srdan Golubovic. Dans « Funuk Show Some Love, You Losers », Daihachi Yoshida s’est attaqué à la relation conflictuelle au sein d’une famille écartelée entre la ville et la campagne. Un zoom a été ainsi fait sur les rapports complexes d’une jeune fille partie en ville, à Tokyo, étudier le théâtre et le reste de sa famille, une sœur et un frère restés à la campagne. Réunis en raison de la mort de leurs parents, ils découvrent qu’ils ne se connaissent pas ou qu’ils ne se connaissent plus et donc n’arrivent plus à communiquer et encore moins à se comprendre. Dans cette complexité, le réalisateur insère d’autres antagonismes : la peur que ressente la jeune fille rurale de sa sœur citadine ou encore le sentiment d’infériorité qu’éprouve l’homme de la famille, esseulé entre ses deux sœurs et sa femme.
Une «impasse» sociale et psychique, individuelle et collective que Yoshida a filmée avec un grand professionnalisme et une étonnante simplicité. 
L’interprétation dans ce film, réalisé en 2007, a été assurée par Eriko Sato, Aimi Satsukawa, Hiromi Nagassaku et Masatochi Nagase. Aussi, a été présenté lors de cette 5ème journée du festival, le film «The Trap» (le piège) de Srdan Golubovic, en compétition officielle. C’est dans un bouleversant drame sociétal qu’on est projeté dans «le piège», où un père de famille se trouve obligé de devenir meurtrier pour sauver la vie de son fils.
Ce long-métrage, de 106 minutes, décrit le désarroi d’un couple de classe moyenne devant l’impossibilité de réunir l’argent nécessaire pour  l’opération chirurgicale de leur jeune enfant, souffrant d’une maladie  cardiaque mortelle. Après moult hésitations, le père a dû accepter «un contrat» : liquider le  rival d’un entrepreneur qui lui a promis un montant faramineux. Le père, devenu meurtrier malgré lui, allait désenchanter car le commanditaire s’est révélé  insolvable.
Ce sociodrame, dont les péripéties ont été tournées à Belgrade, a été  projeté lors de la dernière édition du Festival de Berlin «Berlinales» ainsi  qu’à l’ouverture du Festival international du film de Belgrade «FEST». Les acteurs Nebosja Glogovac, Natasa Ninkovic, Anica Dobdra et Miki  Manojlovic ont interprété les principaux rôles dans ce film, une coproduction  entre la Serbie, l’Allemagne et la Hongrie. Trois autres longs-métrages sont programmés en compétition officielle, pour  la journée du mercredi, à savoir «The Savages» de l’Américaine Tamara  Jenkins, «Wolfsbergen» du Hollandais Nanouk Leopold, et «The Hard-Hearted» du Russe Alexey Mizgirev.

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