Françoise Sagan n’est plus

Françoise Sagan n’est plus

L’auteur de «Bonjour tristesse», « Aimez vous Brahms » et « La chamade » n’est plus. Françoise Sagan était malade depuis quelques années et fut transférée au centre hospitalier de Honfleur. Elle succombe à sa maladie et meurt à l’âge de 69 ans. Sagan, de son vrai nom Françoise Quoirez, est née le 21 juin 1935 à Cajarc. Fille d’industriel aisé, elle avait publié son premier roman, « Bonjour tristesse » en 1954, à l’âge de 19 ans, sous un pseudonyme choisi dans l’oeuvre de Proust et qui a connu un vif succès. Ayant vécu une vie mouvementée, la défunte, qui aimait la vitesse, le jeu et les excès, a laissé à la littérature mondiale plusieurs oeuvres.
Des oeuvres caractérisées par un style distancié et léger et un style de vie des plus décalés autant sur le plan de l’avoir que de l’être. Sa production littéraire est, en effet, fructueuse : une trentaine de romans, recueils de nouvelles et neuf pièces de théâtre. Certains de ses ouvrages, qui ne laisseront pas de trace impérissable dans l’histoire de la littérature, ont été traduits en 15 langues et vendus à des millions d’exemplaires. En outre, tentée par la scène, elle s’est essayée à des pièces de théâtre dont  » Château en Suède », « La Robe mauve de Valentine » et « L’Excès contraire ». Elle a également travaillé pendant un moment pour le cinéma comme scénariste et même actrice. Françoise Sagan aura «marqué toute une génération». De nombreuses personnalités ont salué la romancière et dramaturge, commentant avec tristesse la disparition de l’auteur de «Bonjour tristesse», dont les obsèques auront lieu mardi après-midi.
«C’est un écrivain qui a marqué toute une génération», a commenté l’écrivain Philippe Labro sur France-Info. «Son premier roman demeure un véritable petit chef-d’oeuvre de grâce d’intelligence, de cruauté, de précision», a-t-il souligné, insistant sur «l’impact énorme» du roman à l’époque.
Pour le président Jacques Chirac,«avec finesse, esprit et subtilité, Françoise Sagan aura exploré les ressorts et les passions de l’âme humaine» et «aura contribué à l’évolution de la place des femmes dans notre pays».
A la fin de sa vie, «dans le silence et un demi-oubli», F. Sagan aura vécu «tout ce qu’elle avait détesté, c’est-à-dire le chagrin, la difficulté de vivre», a déclaré à l’AFP, l’académicien Bertrand Poirot-Delpech. «C’est le paradoxe de ce destin qui démarre dans la grâce, la gaieté, l’insouciance, la joie de vivre.»

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