Hanane Ibrahimi, une frimousse de cinéma

Hanane Ibrahimi, une frimousse de cinéma

Son visage est de plus en plus présent sur les écrans. Elle n’a pas fait d’études en cinéma. Ses premiers pas dans le théâtre la révèlent. Hanane Ibrahimi s’est lancée dans le cinéma par pure coïncidence tel qu’elle le déclare. A l’âge de 19 ans, le baccalauréat dans la poche, elle intègre la faculté de droit de Casablanca. C’est là qu’elle entend parler du théâtre universitaire.
Une amie la conseille de s’inscrire aux ateliers de théâtre. «J’ai entendu parler du théâtre universitaire sans y accorder une grande importance. Par contre, ma copine, Kawtar était très intéressée. Elle m’a incitée à m’inscrire, histoire de lui tenir compagnie». A partir de ces moments, Hanane Ibrahimi raconte avec émotion, qu’elle est devenue, une accro des planches, elle ne quittera plus le théâtre. «Je n’arrivais plus à me détacher du théâtre, j’ai poursuivi mes activités théâtrales, alors que ma copine les avait abandonnées».
Après ses expériences en tant qu’amatrice, elle fut découverte par Abdelhadim Chenaoui qui lui proposa de jouer dans la pièce «Bin El Bareh ou lioum». Ce fut sa première expérience professionnelle. Après cette pièce, Hanane Ibrahimi enchaîne avec la télévision en jouant dans un téléfilm de Mohamed Menkhar «Ala difaat Al Qalb». Jusque-là, Hanane Ibrahimi n’était pas très présente sur les écrans. Ce sera le téléfilm «Nora» de Hakim Nouri qui va la propulser au-devant de la scène. «Après ce téléfilm, j’ai commencé à être sollicitée de plus en plus», déclare Hanane avec un ton heureux. Après Nora, les cinéastes se sont montrés très intéressés par son travail cinématographique.
C’est ainsi qu’elle reçut plusieurs propositions de scénarios de films et de téléfilms. «Nora» lui permettra de jouer son tout premier grand rôle sur grand écran. Ce sera dans «la chambre noire» de Hassan Benjelloun. Ce dernier l’avait remarquée dans les rôles qu’elle interprétait et lui proposa de jouer dans une série de documentaires sur le melhoun dont il devait être le producteur. Elle accepta avec joie; cependant en fin de compte, ce projet n’eut pas lieu. Mais Hassan Benjelloun ne l’oublia pas pour autant. Lorsque son projet «La chambre noire fut ficelé, il lui proposa d’incarner le rôle de Najat, l’héroïne du film. Elle accepta: «J’étais contente de pouvoir participer à ce projet; «la chambre noire» traite un sujet fort sensible qui me tient à coeur, même si je ne l’ai pas vécu puisque je n’ai que 24 ans», déclare t-elle. Et d’ajouter: «Ce rôle m’a ouvert plusieurs portes, juste après avoir terminé de jouer dans ce film, j’ai reçu plusieurs propositions de films, c’est une opportunité interessante».
Hanane Ibrahimi n’est pas la seule à le dire, Mohamed Kaghat, le réalisateur de «C comme Canada» déclare l’avoir découverte dans «La chambre noire»; «j’ai tout de suite su qu’elle serait parfaite dans le premier rôle de mon téléfilm», «Hanane se donne totalement au rôle qui lui est attribué, elle concentre toutes ses énergies pour le réussir et pour bien l’incarner», dit d’elle Mohamed Kaghat. «C comme Canada » a été diffusé jeudi dernier sur la deuxième chaîne nationale. A présent, Hanane Ibrahimi est confiante quant à son avenir au cinéma marocain. Elle commence à être vue sur les écrans et Hanane attribue cela au succès de «Nora» et de «la chambre noire». Un succés que l’actrice désire accroître et renouveler. «J’ai d’autres projets que je compte débuter dès la fin de ce mois de ramadan», affirme in fine Hanane Ibrahimi.

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