«La revenante», retour sur la coexistence entre musulmans et juifs au Maroc

«La revenante», retour sur la coexistence entre musulmans et juifs au Maroc

La compétition du 16ème FNFT n’est qu’à ses débuts, mais elle s’avère déjà très serrée. Après la projection, en ouverture de cette compétition, de films émouvants, tels que «La Moitié du ciel» d’Abdelkader Lagtaâ traitant des années de plomb, cette compétition cinématographique a été marquée, dimanche 22 février, par la présentation de «La revenante (Aïda)» de Driss Mrini. Ce long-métrage de 94 mn – qui traite de la contribution de la communauté juive marocaine à l’enrichissement du patrimoine culturel au Maroc, a réuni un nombre important d’acteurs marocains, notamment Amina Rachid, Abdellatif Chaouqi, Latefa Ahrare, Houda Rihani, Mohammed Choubi, Driss Roukhe, Majida Benkirane et Majdouline Idrissi. Il raconte l’histoire d’une juive marocaine, dont le personnage a été interprété par Noufissa Benchahida, qui décide de tout quitter, y compris son métier d’enseignante à la Sorbonne en France, pour rentrer au bercail. Atteinte d’une maladie incurable en phase terminale, «La revenante» veut faire un retour aux sources à la recherche de ses souvenirs d’enfance au Maroc. «L’héroïne «Aïda» souhaite par son retour revivre l’ambiance groupale et conviviale spécifique au Maroc afin de sortir des affres de sa maladie et de solitude qu’elle endurait en France», a affirmé Driss Mrini lors de la conférence-débat organisée suite à la projection de «La revenante».  
Ce film, dont le scénario a été écrit par Abdelilah Hamdouchi, comporte de nombreux feshback sur l’enfance d’Aïda au Maroc. Il en reflète la grande nostalgie, l’amour et l’attachement de l’héroïne à son pays d’origine, qui «sont en fait des valeurs universelles», a souligné Driss Mrini.  
Le réalisateur a voulu aussi mettre en avant, tout au long de ce film, la coexistence ayant marqué les liens entre les musulmans et juifs au Maroc. «Les relations entre les juifs et musulmans sont restées très fortes», a précisé Driss Mrini.  
Comme pour ses précédents films, la musique est très présente dans «La revenante». Ce dernier a tenu à souligner l’importance de la contribution de la communauté juive au développement du patrimoine musical traditionnel au Maroc. Le public a eu l’occasion lors de la projection de ce film de découvrir quelques morceaux du répertoire de la musique andalouse interprétés par des mélomanes et musiciens  juifs marocains.

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