Le court-métrage de Tala Hadid doublement primé

Le court-métrage de Tala Hadid doublement primé

Après six jours de rude compétition, le Festival du court-métrage méditerranéen a pris fin samedi dernier au cinéma Roxy de Tanger. Le palmarès de cette quatrième édition se distingue par la consécration du court-métrage « Aile soixante six » des jeunes réalisatrices maltaises Angélique Muller et Gatheleen Tanti. Ce film a remporté le Grand Prix du festival.
Au Palmarès, on compte également deux distinctions pour le film «Tes cheveux noirs Ihssan» de Tala Hadid. Le premier court-métrage de cette jeune réalisatrice marocaine, établie aux  Etats-Unis a, en effet, reçu  »le Prix Spécial du Jury » et celui de la  »Meilleure interprétation féminine » pour la remarquable prestation de l’actrice tétouanaise Naïma Bouzid.  »Tes cheveux noirs Ihsan » relate l’histoire émouvante d’un homme ayant vécu toute sa vie en Europe et qui revient à sa terre natale. Un retour qui a fait éveiller en lui  les souvenirs lointains de sa mère qu’il a perdue très jeune dans des circonstances dramatiques.
Un voyage dans la mémoire, servi par un usage de la technique  du flash-back.
Du côté des hommes, le Prix de la meilleure interprétation est revenu à l’acteur Edmund Budina pour son brillant premier rôle dans le court-métrage  »Flacons  de neige » de Robert Budina (Albanie). Le prix du meilleur scénario a été décerné au cinéma italien avec  »Devoir  de classe » de Daniel Cascella. Un scénario réalisé par Stefano Marcocci et  Domenico Tomasseti.
La cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée, samedi soir à la salle Roxy, a tenu en haleine le nombreux public du festival, compte tenu de la  qualité de la plupart des courts-métrages en compétition officielle. Dans de brèves allocutions, les membres du jury présidé par Moumen Smihi ont souligné à l’unanimité la grande qualité des productions présentées lors de cette édition. « Le titulaire du grand prix de cette édition,  »Aile soixante 6 », a impressionné et convaincu par sa maîtrise des techniques cinématographiques », a déclaré un des membres du jury. Avec une voix monotone, une jeune pensionnaire d’un asile psychiatrique décrit la détresse des âmes perdues qui y sont tenues à l’écart de la société.
La quatrième édition de ce festival a connu la participation de 40 productions représentant 17 pays de la Méditerranée.

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