«Le jardin andalou» revisité

«Le jardin andalou» revisité

Il s’agit d’un projet qui sculpte les traits et contours d’une civilisation qui adorait la nature et respectait son environnement. Un véritable dialogue botanique «Le jardin andalou » est conçu et organisé par la Fondation de culture islamique (FUNCI), présidée par l’islamologue marocain installé à Madrid, Chérif Abderrahman Jah, en partenariat avec la Fondation ONA.
«La fondation de culture islamique œuvre pour la défense de la diversité culturelle, la lutte contre l’islamophobie et la promotion du dialogue entre les cultures», déclare à ALM Inès Elexpuru, coordinatrice de cette exposition itinérante inaugurée officiellement en 2007 à l’occasion de la 2ème édition du Salon international de l’agriculture de Meknès. Rappelons que l’exposition a déjà parcouru plusieurs villes à travers le Royaume, notamment El Jadida, Essaouira, Tétouan, Fès et s’installe actuellement à Rabat.
«Le jardin andalou» se fixe comme objectifs, la récupération des anciens jardins historiques et botaniques au Maroc, la transmission d’un message de paix et de cohabitation entre les différentes cultures, et ce, par l’intermédiaire d’un des aspects les plus proches de la vie quotidienne de tous les peuples : la nature et les jardins. «Notre association désire sensibiliser le grand public, et particulièrement les jeunes, à l’art du jardin et au respect de l’environnement. On souhaite également à travers cette exposition, pousser la génération des jeunes à vouloir connaître leurs origines culturelles enracinées au fond de cultures différentes. Il faut apprendre à respecter les valeurs de notre culture ayant honoré le passé et qui continuent d’illuminer notre avenir», affirme Inès. L’exposition réalisée en collaboration avec le jardin botanique de Cordoue et la contribution d’une équipe d’experts en botanique, hydraulique, en histoire médiévale, ayant effectué des recherches inédites à travers les différentes espèces botaniques introduites en Espagne musulmane.
La scénographie et la mise en espace de cette exposition, haute en couleurs et imbibée de senteurs, est confiée à une équipe d’expertise et d’ingénierie culturelle de l’ONA. «Le but de notre collaboration avec la fondation FUNCI, consiste à tisser des liens avec les cultures du monde, sensibiliser les personnes au rôle positif que peut jouer l’Art et l’Histoire dans le rapprochement des peuples, la promotion et la facilité du dialogue interculturel. Il s’agit également de sensibiliser les citoyens à l’importance de la culture environnementale», souligne Houda Berrada, secrétaire générale de la Fondation ONA.
L’exposition «Le jardin andalou» se présente sous formes de parcours végétales, parsemés d’espèces botaniques. Une belle installation artistique avec des sentiers de différentes senteurs garanties à travers des appareils olfactifs qui permettent de sentir certaines arômes de l’époque comme la violette, la rose, le basilic, l’encense, bref, une vingtaine de senteurs différentes. Seront exposés aussi, des engins contenant des huiles essentielles en plus d’une variété de plantes. Au bonheur de ceux qui raffolent de fruits et de légumes, l’exposition en offre un parcours joliment brodé et épicé. Et pour guider et éclairer le public historiquement et esthétiquement, plusieurs panneaux ont été plantés tout au long des parcours, sur lesquels figurent des textes contenant des explications éthno-botaniques, photos et dessins. Des livres fac-similés (copies de traités anciens), reproduisant des traités agronomiques et botaniques de l’époque andalouse. Deux maquettes représentant un moulin à sucre, des norias, bassins, saguia, bref un aperçu esthétique sur tout un système d’irrigation de l’époque. Des installations audiovisuelles, des documentaires, permettront aux visiteurs d’avoir une idée sur les jardins de l’Espagne musulmane. A travers cette œuvre, la fondation de culture islamique entend transmettre un message de paix, de cohabitation entre les différents cultures, un rapprochement particulier à travers l’histoire partagée, à travers des siècles durant, entre le Maroc et l’Espagne. «Le président de notre Fondation désire redorer les valeurs de la culture islamique, basées sur le dialogue, la tolérance, la science, le savoir et l’art», déclare Inès Elexpuru.

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