Le Maroc fête ses douze siècles d’histoire

La cérémonie de lancement des festivités célébrant 1200 ans de la fondation de Fès a été marquée par le message royal dont lecture a été donnée par SAR le Prince Moulay Rachid. Dans ce message, le Souverain a réitéré sa ferme détermination à oeuvrer pour que la ville de Fès se mue à l’avenir en pôle exemplaire d’une régionalisation avancée et relie le passé glorieux de cette cité à son avenir prometteur. SM le Roi a ajouté que «Fès qui n’a, de plus, rien à envier aux anciennes grandes métropoles mondiales», constitue  non seulement un legs de l’Histoire au peuple marocain, mais aussi un patrimoine commun universel, reconnu comme tel par les institutions internationales et par tous les visiteurs de la cité, notamment les éminents penseurs et les figures les plus en vue dans le monde. Auparavant, Mme Rahma Bourkia, coordinatrice du comité académique, a présenté les activités de l’Association pour le 1200ème anniversaire de la fondation de Fès qui vont s’étaler sur toute l’année et parcourront tout le Royaume, durant toute l’année 2008.
Le coup d’envoi des festivités dont le budjet s’élève à 350 millions de dirhams (31 millions d’euros), avec une contribution de  l’Etat à hauteur de 150 millions de dirhams (13 millions d’euros), a été donné par Saâd Kettani, haut commissaire de l’association pour le 1200ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès. L’événement, transmis en direct par la première chaîne de télévision, a été couvert par plusieurs chaînes de télévisions internationales dont Euronews, France 24, la TVE, Arrabya TV et la station radiophonique.
Et la fête baptisée «Le carré harmonique» a commencé sur la féerique place Boujloud archi comble où 270 artistes venus des quatre coins du Royaume ont garni le climat tendre et printanier par leurs danses et leurs chants.
Le public s’est inscrit dans la scénographie de cette soirée en interprétant dans une harmonie parfaite l’hymne national.
Et l’histoire de Fès a coulé comme des cascades sur les murs.  
Des photos et images de synthèse sur les quatre thèmes: l’eau, la terre, l’air et le feu, ont été projetées sur les remparts de la ville de Fès. Du blanc, à la couleur terre, du rouge des bougies, à l’orange, au rose et au bleu azur, traversés par des faisceaux de lumière verte.
L’histoire contée, fêtée et mise en scène est celle d’un pays traversé par toutes ses composantes culturelles, du substrat berbère au legs judaïque, des réminiscences de l’Afrique subsaharienne en passant par les influences arabo-andalouses. L’épopée musicale reflétant la mosaïque des cultures, des racines et identités, qui unissent et font la force du Maroc d’aujourd’hui, a réuni à la fois l’expertise du musicologue Ahmed Aydoun, la créativité du chorégraphe Lahcen Zinoun et la précision du metteur en scène et cinéaste Mohamed Abderrahman Tazi, sur un texte de Tayeb Al Alj.
Une fête haute en couleurs. Les quatre saisons de douze siècle ont  été chantés en une durée d’environ 2h.  Le concept de fusion est une réussite. De l’interprétation théâtrale, on s’infiltrait dans le chant et à la danse, on traversait les époques pour s’inscrire dans un présent prometteur. Des voix hautes en saveur, fraîcheur et émotions, ont détonné dans le ciel de Fès, célébrant la multiple  au brassage fécond et harmonieux.
Fusion harmonique entre Majda Yahyaoui et Françoise Atlan, Souiri et les voix des femmes de l’Atlas, El Kasri Gnaoui et Oumou Sangaré, Miguel Sanchez et Ahwach, Lemchaheb et Ach Kayen…
Et pour finir en beauté, la Dakka marrakchia et des feux d’artifice ayant séduit et uni tous les regards des spectateurs.  

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