Le mois des arts à Rabat

Le mois des arts à Rabat

C’est lundi 21 juin qu’a été inaugurée la 10ème édition du Festival international de Rabat. Un festival qui acquiert au fil des ans une renommée de plus en plus grandissante. La soirée d’ouverture de cette 10ème édition a eu lieu au Palais Tazi et a été marquée par deux concerts.
La première partie du spectacle a été consacrée au groupe de scène français les « Joyaux Urbains ». Cette troupe est composée de quatre garçons appréciant particulièrement la musique et l’humour. Débordant d’énergie, ce groupe représente la chanson française métissée actuelle. Une musique qui mêle la Java et le Funk. Pour récompenser leur talent, des prix et des récompenses leur ont été décernés.
Concernant la deuxième partie de la soirée, celle-ci a été animée par le musicien gnaoui Majid Bekkas. Ce musicien est connu pour avoir été le directeur artistique du Festival de Jazz aux Oudayas. Avec son ultime album «African Gnaoua Blues», Majid Bekkas espère donner une nouvelle dimension à la musique gnaouie. Ainsi, maîtrisant le Hajhouj et le Guembri (sorte de basse traditionnelle), il a su garder intactes certaines caractéristiques de la tradition gnaouie tout en intégrant des références au Blues et au Jazz et en utilisant aussi de nouveaux instruments comme la guitare, le luth ou la flûte. Ce mélange de Jazz et de musique gnaoua procure une certaine originalité à cette musique séculaire. La musique gnaoua demeure en effet l’évocation d’un patrimoine musical transmis par les esclaves venus d’Afrique. C’est l’évocation de toute une période marquée par des douleurs et des souffrances.
Dans une allocution d’ouverture, le président du festival, M. Abdelhak Mantrach, a déclaré que cette 10-ème édition est l’occasion adéquate pour célébrer les valeurs civilisationnelles qui caractérisent la ville de Rabat. Cette édition est également une occasion pour rendre hommage à cette cité qui a été nommée en 2003, la capitale de la culture arabe.
L’actuelle édition, ajoute M. Mantrach, «intervient dans un contexte particulier marqué essentiellement par une victoire du Maroc moderniste sur « toutes les formes d’extrémisme et d’intégrisme ». D’autre part, M. Mantrach, a souligné que cette 10-ème édition vise à ancrer la diversité culturelle et à célébrer la création à travers des hommages qui seront rendus à plusieurs noms ayant marqué la scène culturelle et artistique nationale. Cette manifestation haute en couleurs sera également marquée par la découverte de jeunes talents de la chanson, a ajouté M. Mantrach, passant en revue le programme de cette édition qui consacre davantage le concept de la proximité.
Cette dixième édition propose comme chaque année un éventail de spectacles musicaux, de conférences, d’expositions et de projections de films. Outre cela, de grands noms de la chanson arabe sont attendus cette année dont le Libanais Ouadie Safi, l’Egyptien Mustapha Kamar, le Koweitien Mohamed Al Bellouchi.
Côté marocain, une grande soirée est prévue avec Naïma Samih et Abdelhadi Belkhayat en plus d’une autre soirée musique andalouse qui sera animée par Bajeddoub, Souiri, Sefiani et Bennis.
La nouveauté cette année c’est l’organisation d’un concours régional visant à encourager les jeunes talents de la chanson. Il y a aussi l’organisation d’une soirée spéciale dédiée au moussem d’Imilchil, une nuit amazighe, une nuit des Aïta, une nuit du Malhoune et une soirée Ghiouane.
Pour finir en beauté, le Festival sera clôturé par une soirée musicale arabe. Une soirée qui verra la participation de certains chanteurs arabes de renommée, dont Rabeh Deriassa d’Algérie. Les spectacles se poursuivent jusqu’au 10 juillet prochain.

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