Les oasis au Maroc, un rempart efficace contre la désertification

Les oasis au Maroc, un rempart efficace contre la désertification

Les oasis, inscrites par le Maroc parmi les priorités du plan de développement économique et social, constituent un rempart efficace contre la désertification et l’avancée des sables et une source de revenus pour les populations établies dans ces espaces. Depuis la proclamation de 2006 Année internationale des déserts et de la désertification et la commémoration chaque année de la journée mondiale de lutte contre la désertification (17 juin), les oasis du Maroc ont été au centre de plusieurs rencontres qui ont traité de la préservation de leur espace fragile, étant donné qu’elles constituent des garanties incontournables à l’équilibre des écosystèmes et la fertilité des sols dans l’objectif d’un développement harmonieux d’une économie sociale adaptée aux réalités sociologiques et environnementales de ces régions. La réunion du comité de suivi régional du programme de sauvegarde et de développement des oasis du sud du Royaume, en avril 2008 à Tighmert (commune rurale d’Asrir, près de Guelmim), doté d’une enveloppe de 18 millions de dollars US, a été couronnée par la signature de 28 conventions au profit d’ONG locales concernées. Ces conventions concernent un certain nombre d’activités génératrices de revenus, l’écotourisme, le nettoyage des oasis et l’importance à accorder à la plantation et à la valorisation de palmiers dattiers et de cactus et à la gestion de l’eau. Cette réunion a eu lieu, à la suite du coup d’envoi donné par SM le Roi Mohammed VI dans la même commune, de la première tranche du programme de sauvegarde et de valorisation des oasis d’Asrir et de Tighmert, qui fait partie du programme global de sauvegarde, de développement et de réhabilitation des oasis des provinces de Guelmim, Assa-Zag et Tata. SM le Roi avait donné en 2006 le coup d’envoi d’un programme qui s’inscrit dans ce cadre et qui a bénéficié de 4,4 millions dollars annuellement durant la période 2008-2011, soit une enveloppe globale de 18,11 millions dollars. Dans le cadre de cette dynamique, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Eau et de l’Environnement, Mohamed Elyazghi, avait présenté, en mars 2006 à Errachidia, le projet «Lutte contre la désertification et lutte contre la pauvreté par la sauvegarde et la valorisation des oasis», un programme intégré visant la préservation de cet écosystème. Par la suite, plusieurs rencontres internationales ont été organisées sur les oasis en mai 2006 et en juillet 2007 à Errachidia, et en 2008 à Ouarzazate. Dans le même ordre d’idées, le PNUD a élaboré, en partenariat avec l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud du Royaume, et la région de Guelmim-Smara, en juillet 2006, un programme quinquennal pour la sauvegarde des oasis des provinces de Guelmim, Assa et Tata, compte tenu de leur valeur écologique et historique. Lors de ces différentes rencontres, les participants avaient tiré la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique des oasis et les fortes pressions qu’elles subissent à travers le monde, sous l’effet notamment de la désertification et le vieillissement des palmiers, qui menacent l’avenir de ces écosystèmes. Ces mises en garde ont également porté sur les déséquilibres écologiques du fait de la raréfaction des ressources en eau et de la surexploitation des nappes phréatiques.

Saïd Rifaiv (MAP)

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