L’événement pianistique du Maroc

Ils étaient quatre à se produire le mercredi 12 mars au Mégarama à Casablanca : Martin Helmchen d’Allemagne, Michal Bialk de Pologne, Mako Okamoto du Japon et Alexander Kobrin de Russie. Jeudi, même lieu, même heure, Vladimir Milosevic de Russie, Matel Varga de Roumanie et Giuseppe Andaloro d’Italie devraient se produire également dans un programme libre. Ces sept musiciens ont un seul objectif : remporter le Concours International de musique du Maroc. Ces pianistes devront séduire un jury de renommée internationale. Sa présidence est assurée par le Polonais Andrezej Jasinski, président du concours Frédéric Chopin de Varsovie, l’un des plus prestigieux concours musicaux dans le monde. Les membres du jury n’en sont pas moins connus. Ils proviennent de pays différents : Maroc, France, Allemagne, Pologne, Portugal et Chine.
Pour sélectionner les candidats, le directeur technique du concours, Marian Rybicki, a parcouru le monde pour auditionner en moyenne 150 à 200 jeunes musiciens issus des plus grands conservatoires tels que le Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, la Julliard School de New York, le Conservatoire national supérieur de Paris, la Royal Academy de Londres, la Toho University de Tokyo ou encore le Conservatoire Central de Pékin.
La finale de cette troisième édition, conjointement organisée par l’Orchestre philharmonique du Maroc et la Banque Marocaine du Commerce et de l’Industrie (BMCI), a lieu ce samedi 15 mars au Théâtre Mohammed V à 20 h. Les trois finalistes interprèteront l’un des concertos pour piano avec l’Orchestre philharmonique du Maroc. Il s’agit du Concerto n° 2 en la majeur de Liszt, le concerto en la mineur de Schumann et le concerto n° 2 en fa mineur de Chopin. Deux autres concerts sont prévus le dimanche au Mégarama à Casablanca et le lundi au Théâtre Royal de Marrakech.
Les sept pianistes en lice devront doubler d’ingéniosité et pour cause, le système de désignation des gagnants est original. Le public a son mot à dire. En plus des délibérations du jury, le vote du public influe directement sur le choix des lauréats et ce lors de l’épreuve finale. Cette démarche originale est fortement appréciée par les spectateurs puisqu’elle permet de rendre la musique classique plus interactive. Le vote du public a déjà fait ses preuves lors des deux premières éditions. Près de mille personnes ont en effet assisté à chacune des précédentes soirées de ce concours.
Ce concours, mélange subtil de musique classique et de compétition, ne cesse d’attirer des sommités mondiales du domaine en plus des mélomanes avertis. Cette année, des observateurs internationaux, dont le docteur Gustav Alink, président de la Fondation Alink-Martha Argerich est présent. Il est à signaler que le recueil des plus grands concours de musique du monde qui sera publié en mai 2003, répertorie le concours marocain.

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