L’IRCAM forme des scénaristes

L’IRCAM forme des scénaristes

L’Institut royal de la culture amazighe innove. Il lance une session de formation sur l’écriture des scenarii. Les ateliers auront lieu du 25 au 28  décembre au Centre cinématographique marocain (CCM) de Rabat. Pour animer cette formation, l’IRCAM a fait appel à trois professionnels : Mohamed Mouftakir, Youssef Fadel et Abdelkrim Derkaoui. «Ces noms   connus du monde du cinéma ont tout de suite accepté d’animer ces ateliers d’écriture de scénarios», déclare Mohamed Selou, chercheur à l’IRCAM. Mais avant de dresser la liste des bénéficiaires de cette première session de formation, un appel à candidatures à été diffusé dans les médias. Suite à cette annonce, l’IRCAM a reçu un total de 37 candidatures. Après sélection des demandes, les trois formateurs ont en choisi uniquement neuf. «Ces candidats représentent plusieurs régions du Maroc dont Ouarzazate, Inezgane et Nador», précise Mohamed Selou. Au programme de ces quatre jours de formation : une initiation au métier de l’écriture cinématographique, l’une des faiblesses du septième art au Maroc. «Les encadrants vont évoquer les éléments de base pour avoir les outils essentiels pour maîtriser l’écriture du scénario», précise la source de l’IRCAM. Le scénariste Youssef Fadel déclare qu’il y a une bonne entente entre tous les formateurs. Ils se sont tous mis d’accord sur la façon avec laquelle ils vont animer ces ateliers. «Nous avons établi un programme préalable et notre technique ne va pas différer des standards d’enseignement cinématographique», a-t-il souligné.  Les bénéficiaires de cette première session de formation seront appelés à travailler sur une idée et devront imaginer les décors et l’environnement qui forme la trame de l’histoire. Cette dernière n’est qu’une partie infime du scénario. Négliger les éléments imagés, c’est rater en quelque sorte sa mission de scénariste. Cette réalité sera évoquée par les trois formateurs. Chacun essaiera de transmettre la façon qu’il estime la meilleure pour écrire un scénario. Des projections de films sont également programmées. Les candidats seront appelés par la suite à mettre noir sur blanc tous les éléments théoriques qui leur ont été inculqués. Même si tous les candidats sont des Amazighs, ils devront écrire leurs scénarios soit en arabe soit en français ; aucun des formateurs ne parlant l’amazigh.  Une fois qu’ils auront appris la technique, la langue n’est pas un problème, puisqu’ils pourront facilement traduire les dialogues.  
«Une autre rencontre est prévue dans un délai de trois mois pour consulter les ébauches de scenarii et y apporter des changements», ajoute Youssef Fadel. L’IRCAM pense également permettre à ces futures scénaristes de produire leurs films avec l’aide de certaines institutions. Encourager la fiction en amazigh fait partie des objectifs de l’institut. «Nous avons remarqué qu’il y avait très peu de fictions en amazigh et c’est pour cette raison que nous avons lancé cette session de formation», affirme Mohamed Selou. La télévision amazighe attendue pour 2007 pourra, un jour, bénéficier de ces futures productions.

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