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Je l’aimais
À soixante-cinq ans, il est à l’âge des bilans. Elle en a moitié moins et rumine son chagrin. Celui d’avoir été plantée là avec ses deux filles par un mari volage parti pour une "femme moins usée". A priori, Pierre et Chloé n’ont pas grand chose à partager. Il en décide pourtant autrement, emmenant sa belle-fille sur un coup de tête pour quelques jours à la campagne. Au fil d’un long dialogue, ils vont peu à peu se livrer. Tombe alors le masque du "vieux con" autoritaire et hautain attribué un peu hâtivement par Chloé à son beau-père. L’homme renfermé aux jugements définitifs révèle une blessure et une sensibilité à fleur de peau, tandis que la jeune femme pleine de vie reprend le dessus sur l’épouse éplorée. Du rire aux larmes, par la grâce d’une langue d’une sobriété et d’une évidence rares, Anna Gavalda nous fait littéralement ressentir toute la gamme des émotions qui traversent ses personnages : le trouble engendré par une passion naissante, la douleur d’un homme confronté à la maladie ou d’une femme trompée, la bouffée de bonheur procurée par un rire d’enfants. Rien que des événements d’une banalité déconcertante, transcendée par un regard si juste et si chaleureux que chacun se reconnaîtra dans les situations évoquées. Délicatement, Anna Gavalda impose sa voix si particulière et on lui emboîte le pas avec reconnaissance.

Anna Gavalda, "Je l’aimais", édition J’ai Lu, décembre 2003


Dans les bois éternels
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deux gars qui se sont fait trancher la gorge à la Porte de la Chapelle le remet en présence d’Ariane Lagarde, la médecin légiste à laquelle il s’était opposé quelque vingt-cinq ans auparavant. Un de ses nouveaux collaborateurs ne semble pas particulièrement l’apprécier, ce qui le perturbe d’autant plus que ce lieutenant Veyrenc de Bilhc est béarnais comme lui, originaire du village voisin du sien. Enfin Camille, dont il a eu un fils, qu’il garde régulièrement, semble voguer vers de nouvelles amours et s’être affranchie de leur liaison passionnelle pour glisser vers des relations amicales, qui ne lui conviennent absolument pas… Dans les bois éternels est le dixième « rompol » de Fred Vargas. Ses précédents livres, traduits ou en cours de traduction dans plus de trente pays, ont reçu nombre de récompenses françaises et étrangères.

Fred Vargas, "Dans les bois éternels", Editions Viviane Hamy, mai 2006


L’Humanité disparaîtra, bon débarras !
L’espèce humaine provoque des bouleversements irréversibles de son environnement. Notre avenir est aussi bouché que celui des dinosaures ! Peut-on encore espérer que l’Homo sapiens acquière enfin la sagesse dont il se rengorge, alors que toutes les grandes questions (pollutions, saccages des terres et des mers, climats, nouveaux virus…) sont négligées ou méprisées ? D’où vient cette folie suicidaire ? De ce que l’homme est un grand singe égoïste. Il obéit à trois pulsions : sexuelle, territoriale et hiérarchique. Sa soif de domination le pousse à tous les crimes, y compris contre lui-même… Guerre nucléaire, climats en folie, empoisonnement de l’air et de l’eau, nouvelles maladies… Tout cela sera très drôle. Et après ? Rien… La vie créera de nouvelles espèces jusqu’à ce que le Soleil brûle définitivement la planète, dans environ un milliard d’années. Un essai d’humour noir… à la fois provocant et désespéré. Yves Paccalet, philosophe et écologiste engagé, mais aussi enragé, nous met face à nos fatales incuries.

Yves Paccalet, "L’Humanité disparaîtra, bon débarras !", édition Arthaud, 2006


Da Vinci Code
Da Vinci Code est un livre envoûtant, idéal pour les passionnés d’histoire, les amateurs de conspirations, les mordus du mystère, pour tous ceux qui aiment les grands récits que l’on ne parvient pas à lâcher. Aussitôt propulsé en tête de liste des best-sellers, Da Vinci Code, dont l’action est menée tambour battant, repose sur un important travail de recherche. Qu’il s’agisse des secrets dissimulés dans la Joconde et la Cène de Vinci, des symboles de l’Egypte ancienne, de l’architecture de lieux aussi célèbres que le Louvre, l’abbaye de Westminster ou Rosslyn Chapel, cette édition abondamment illustrée répond à toutes les questions que se pose le lecteur de ce roman passionnant. Avant d’êtreun auteur à succès, Dan Brown était professeur d’anglais et historien d’art. L’étude des codes secrets l’a toujours passionné. Il vit en Nouvelle-Angleterre. Da Vinci Code, son quatrième roman, s’est vendu à plus de quinze millions d’exemplaires et a été traduit dans trente-cinq pays.

Dan Brown, "Da Vinci Code", éditionJean-Claude Lattès, novembre 2004

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