Loisirs de luxe, une affaire de riches ?

Loisirs de luxe, une affaire de riches ?

Le luxe! Un privilège réservé aux plus cossus. Des gens qui peuvent se permettre d’assouvir leurs moindres petits caprices. Et forcément, ils ont des loisirs et des hobbies de luxe, tout à fait à leur image. Au Maroc, les espaces d’attractions luxueuses se multiplient et les Marocains s’adaptent aisément aux nouvelles tendances. Mais, qui dit hobbies de luxe, dit hobbies somptueux et superflus par pur goût de l’ostentation. Et dans ce cas, une panoplie très riche s’offre à ces riches de plus en plus exigeants. Ça va de la plongée sous-marine passant par les randonnées équestres, le parapente, le golf et bien d’autres. Cependant, peut être bien que certains de ces loisirs commencent à se démocratiser et céder des parts à quelques adeptes  moins opulents. Notamment le tennis, avec des inscriptions mensuelles à hauteur de 500 dirhams par mois pour une séance d’une heure et demie par semaine. Cela reste quand même raisonnable. Encore faut-il disposer du matériel, à savoir la tenue, les raquettes, les balles et toutes sortes de gadgets liés à ce sport. «J’adore venir me dépenser avec mes copines sur le court de tennis, on se fait des parties doubles et on rigole beaucoup. En plus, ça me permet d’accompagner mon fils qui, lui, prend des cours pour être champion dans l’avenir et j’espère qu’il finira par réaliser son rêve», confie Ghita, Casablancaise de 38 ans. Décompressé en fin de semaine s’annonce salé. Il existe aussi d’autres hobbies de luxe destinés à une classe sociale moyenne et donc à petits prix. Notamment le bowling qui est ouvert à tous à partir de 35 dirhams la partie, les patinoires qui facturent l’entrée et la location des patins à 80 dirhams, le saut à l’élastique ou encore le casino. Moins de frais pour peut-être autant de plaisir. Mais, il y a mieux. Des randonnées de découverte à dos de cheval, dans des contrées inaccessibles en voiture. Cela paraît magique et surtout attrayant. Certains clubs équestres offrent ce service pour 1.000 dirhams la journée par personne en pension complète et un minimum de 4 jours de randonnée. Une semaine de randonnée (avec cinq heures de chevauchée quotidienne) reviendrait donc à 7.000 dirhams, nourri, logé en plus de la location du cheval et de l’assistance du guide. Le rapport qualité prix est très intéressant, mais ce n’est pas tout le monde qui peut s’offrir un petit séjour à 7.000 dirhams la personne. «Je touche un salaire de 8.000 dirhams par mois et ma femme 6000 dirhams, si nous désirons nous offrir une petite gâterie de la sorte, c’est tout notre salaire qui va y passer. Je préfère donc l’amener faire une heure de balade à cheval sur la plage pour 240 dirhams. Ça me semble plus raisonnable et surtout avec le travail, on n’a pas vraiment le temps pour des séjours de randonnée», déclare Ahmed, un jeune homme de 28 ans, marié depuis 1an et demi. Un autre loisir également réservé à une élite est le golf. Pour un séjour golf raffiné dans un petit établissement hôtelier à Marrakech, il ne faut pas compter moins de 20.000 dirhams la personne. Le forfait comprend une semaine de séjour avec petits-déjeuners, des transferts de l’hôtel aux golfs par minibus privé, 5 green fees sur différents parcours de golf et la réservation des tee-times. Cependant, il existe bien sûr moins cher ailleurs, mais avec beaucoup moins d’avantages. «Le golf pour moi est une passion que je pratique depuis 6 ans déjà. Rien ne serait trop cher pour un tel plaisir», affirme Mamoun Cohen, un jeune Marocain de 26 ans, fils d’une famille aisée de Casablanca. Excessif pour certains, normal pour d’autres, le prix ne laisse pas indifférent en tous cas. «Je ne me suis jamais essayé au golf, mais il paraît que c’est un passe-temps extrêmement passionnant. Cela dit, je suis souvent invité par des amis à y jouer mais je préfère ne pas commencer pour ne pas devenir dépendant d’un luxe que je ne pourrais assumer», explique Ahmed. Ainsi, le luxe est une drogue à laquelle il ne faut pas trop s’adonner, sous peine de dépendance. Comme dirait Voltaire, «Le superflu, chose très nécessaire». «Je suis issue d’une famille modeste ou je ne pouvais pas me permettre de dépenser sans compter. Mais, depuis que je me suis marié, mon époux m’a permis d’assouvir toutes mes fantaisies. Aujourd’hui je m’imagine très mal revenir à ma vie d’avant», confie Sophia, déjà adepte de son nouveau mode de vie. Ainsi, jet-set, cossus, nouveaux riches ou modeste, chacun son luxe à lui et chacun se plaisir à sa façon.

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