Manu Dibango invité au Tanjazz

Manu Dibango invité au Tanjazz

Et de huit pour Tanjazz. La huitième édition de cette fête de la musique jazz   aura lieu du 16 au 21 mai prochain à Tanger. Pour donner plus de consistance à cette manifestation, la fondation Philippe Lorin inclut d’avantage d’espaces pour les concerts. En plus des traditionnelles Jam sessions organisées chaque soir à partir de minuit, il y aura d’avantages de lieux dédiés à l’événement. Pour l’édition 2007, le club de criket «Hercules International Sports Tangier» s’ajoute à la liste. Moyennant un ticket de 100 dirhams, les festivaliers peuvent assister aux concerts des artistes prévus au programme. Après avoir invité l’année dernière la célèbre jazzwoman américaine Deborah Brown, les organisateurs font appel cette année à celui qu’on surnomme le James Brown africain. On l’aura compris, il s’agit de Manu Dibango. Agé de plus de 70 ans, il est considéré comme étant un artiste dont on n’a pas encore fini de découvrir le génie. Manu Dibango est un amoureux du Gospel . Un style musical qui lui rappelle son enfance. Son nomadisme musical l’a amené récemment à collaborer avec des orchestres classiques tels que l’Orchestre symphonique de Rotterdam (Metropole Orchestra), et plus récemment avec l’orchestre de Paris. Autres artistes de marques attendus, on peut citer la chanteuse de jazz américaine Robin Mckelle, le pianiste Makoto Kuriya, le trio belge: « Sam Gerstmans », le groupe  «Sir  Charles Quintet», «Nicola Sabato Trio», le groupe «Heavy Fingers», le trio  Louis Martinez, la troupe «Samba Garage» et les groupes «Liz Newton Jazzbird»,  «Willie Big Eyes Smith» et «The KMG’s».
Fidèle à son esprit de fusion de jazz avec les musiques du monde, d’autres styles musicaux seront offerts à l’ouïe des festivaliers. Des groupes marocains de musique urbaine comme Darga, Sidi Groove, Gnawa Storm seront également de la partie. Plus expérimenté et plus âgé, le trio Souissi qui fait de la musique «marocanisée» est invité au Tanjazz 2007. Y seront également de la fête, la Française Florence Fourcade, le groupe  «Quartet Swing», la formation française «The black Label Swingtet», le groupe  américain «Al Copley» et la troupe «Upercut». Cette manifestation constitue une opportunité pour les amateurs de jazz et  néophytes de découvrir les dernières tendances et les influences disparates,  classiques ou modernes, d’un genre musical en éternel renouvellement. Contrairement aux concerts qui se déroulent dans des espaces clos, ceux de la place Massira Khadra sont gratuits. Cet espace remplace les célèbres jardins de la Mendoubia où aucun spectacle n’est prévu en l’occasion. D’un budget de deux millions et demi de dirhams, ce festival continue aujourd’hui son bonhomme de chemin.

Qui est Philippe Lorin

Philippe Lorin, le fondateur de Tanjazz, est connu pour être un fin amateur de la musique jazz. Mais la musique n’est pas son seul créneau. Avant de créer ce festival il y a de cela huit ans, Philippe Lorin est d’abord un publicitaire. Une source proche de cet amoureux du jazz, affirme qu’il possédait une agence de publicité.  Installé à Tanger depuis les années 80, il a par la suite  créé une association et lui donnera son nom. Cette association à but non lucratif deviendra la fondation Philippe Lorin qui dit œuvrer pour la préservation de la ville de Tanger. La même fondation va gérer par la suite l’organisation et le déroulement du festival Tanjazz.

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