Mohamed Osfour, une mémoire à réhabiliter

Mohamed Osfour, une mémoire à réhabiliter

«Ce n’est pas parce que qu’il avait dit qu’il était triste ne trouvant pas de producteur pour ses projets de film à la hauteur de son génie, qu’on devait interpréter qu’il a été triste à cause de la négligence du milieu professionnel du 7ème art», explique Hamid Osfour. Et d’ajouter : «bien au contraire, mon père a su avec grand succès mener à bien sa tâche et s’épanouir dans son travail et sa vie personnelle par ses propres moyens ainsi que le soutien et la bienveillance royale». Pour rappel, la réussite professionnelle et le dévouement de Mohamed Osfour au 7ème art national lui ont valu d’être décoré du Wissam Alaouite de grade de « Chevalier», ainsi qu’une bienveillante attention à son égard par Feu Hassan II et Sa Majesté le Roi MohammedVI. Cette récompense qui a été la fierté de Mohamed Osfour, ainsi que celle de toute sa famille, a submergé sa vie de joie jusqu’il eut rendu l’âme à son Créateur et restera gravée dans l’histoire du cinéma marocain. Cinéaste, né en 1927 à Had Bkhat à Safi, il a montré son intérêt pour le cinéma dès l’âge de 12 ans. Il achète sa première caméra 9 mm en 1941 qui lui a permis de réaliser ses premiers films dont la série «Tarzan». Ces films étaient projetés dans un garage au quartier Derb Ghallef à Casablanca. A partir de 1944, il commence à développer lui-même ses films et apporter des modifications sur les caméras déjà en instance. En parallèle, il organisait des projections payantes dans son garage où il travaille en tant que mécanicien le jour. Durant sa carrière, il a assisté de nombreux cinéastes étrangers qui ont tourné leurs films au Maroc et ce depuis les années 50 (quelque 200 films). Il est décédé à Casablanca le 15 décembre 2005.

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