Portrait de Najia Bennis : Une artiste qui ne demande qu à exposer

Portrait de Najia Bennis : Une artiste qui ne demande qu à exposer

Elle fait partie de la première génération d’artistes-peintres femmes. Elle a côtoyé la défunte Chaïbia Talal, Meryem Ameziane et autres. C’est Najia Bennis, un nom qui a marqué la scène artistique grâce à ses toiles en mouvement et son style gestuel. Ses œuvres sont peintes à l’huile sur toile. Elle travaille avec les mains la couleur qu’elle étale sur les toiles, posées par terre. Ce contact avec la matière avec la toile exprime bien cette force particulière que l’on sent dans sa peinture. Elle apprécie le célèbre Jackson Pollock dans sa démarche artistique. Plusieurs thèmes ont passionné cette artiste dont la situation de la femme dans notre société. «J’ai essayé d’exprimer la liberté et la spontanéité de la femme», raconte-t-elle. Néanmoins, la dernière exposition de Najia remonte à avril 2005 à la Cathédrale de Casablanca. «Depuis cette date, je n’arrive pas à exposer mes créations. J’essaye de contacter les galeristes, le ministère de la culture, les instituts culturels mais malheursement je ne reçois aucune réponse», regrette-t-elle. Malgré ces obstacles qui gênent cette artiste, elle ne cesse de créer de nouvelles œuvres et aborder de nouvelles thématiques dans son petit atelier situé à Casablanca. Actuellement, elle évoque dans ses créations le Printemps arabe. Elle l’exprime à travers des écritures et des formes. «J’essaye de traduire mes sentiments à travers des écritures sur toiles en me basant sur deux couleur : le blanc et le noir». Najia Bennis s’indigne de l’état de l’art plastique contemporain au Maroc. Selon elle, la peinture est un moyen d’expression adéquat et pas un moyen de décoration. «L’art contemporain au Maroc a perdu de sa valeur. Quand on est attiré par une œuvre, ce n’est pas parce qu’elle est belle mais parce qu’une idée se trouve derrière cette création. J’ai tellement de choses à créer. Je veux que les critiques d’art et autres artistes-peintres découvrent mes toiles pour les juger et les évaluer». Son rêve est d’exposer une rétrospective de son œuvre qui rassemblera plus de cent tableaux afin de dévoiler au public un travail qui remonte aux années 70.

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