Portrait : NAJWA NIMRI, une actrice en vogue

De père jordanien,  c’est en Espagne qu ‘elle voit le jour en 1972 et qu’elle grandit, plus exactement dans le Pays basque. Elle rêve de cinéma depuis sa plus tendre enfance. A la fin de son adolescence, elle décide donc de s’installer à Madrid. Elle y suit une formation théâtrale sous la direction de William Layton, apprend le ballet dans l’académie de John Beita et chante de la soul à ses heures perdues.
C’est en épousant un jeune réalisateur néophyte, Daniel Calparsoro ,qu’elle décroche son premier rôle en 1995 dans «  Salto al vacio  » . Elle y incarne une skin-head . Dans «  Pasajes », elle se transforme en voleuse et dans « A ciegas », elle se met dans la peau d’une terroriste. Grâce à ces trois personnages à la fois décalés et attachants, Najwa accède  à une notoriété nationale qui ne cesse de croître. Sa personnalité mystérieuse et ses rôles inattendus séduisent de plus en plus les Espagnols.
En  1997, Alejandro Amenabar ( on se souvient de lui puisqu’il est oscarisé en 2005 ), réalise « Ouvre les yeux » et lui offre le rôle de la fascinante Nuria. Dans « Les Amants du Cercle Polaire » de Julio Medem, chef de file des jeunes metteurs en scène espagnols, elle est la douce Ana . En 2003,  elle joue aux côtés de Monica Belluci et de Vincent Cassel dans « Agents secrets».
Aujourd’hui, elle est à l’affiche de « 20 Centimetros », un long-métrage kitsh et burlesque aux personnages colorés et atypiques , dans la même lignée que  « Almodovaresques », réalisé par le Catalan Ramon Salazar.
Cependant, il n’y a pas que le cinéma dans le parcours de cette Hispano-jordanienne. Son autre  passion est la musique. Après avoir chanté au sein des groupes Respect  et Clan Club, elle devient la chanteuse de Najwajean, élu premier groupe de trip-hop espagnol . En outre, elle mène parallèlement une carrière musicale solo puisqu’elle a à son actif plusieurs albums.
Alors, retenez le nom si oriental de cette artiste! Elle va sans aucun doute rejoindre  rapidement les Penelope Cruz, les Victoria Abril et les Carmen Maura, emblèmes du septième art espagnol.

• Iman Chair Haidar

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