Surf, la nouvelle vague des Marocains

Surf, la nouvelle vague des Marocains

Nous sommes à Sidi Rahal à une trentaine de kilomètres de Casablanca, les vagues sont belles, une dizaine de jeunes surfeurs se précipitent vers la mer, leur précieux trésor. L’enthousiasme de ces jeunes venus skier est communicatif. 
Sur la côte, nous les avons rencontrés, eux qui n’hésitaient pas à délaisser leur travail et toutes autres activités pour pratiquer leur passion. Garçons ou filles, ils ne peuvent s’en passer. Amal, étudiante à la Faculté de droit de Casablanca a commencé à pratiquer ce sport dès l’âge de 15 ans. «J’ai toujours été passionnée par les sports aquatiques. Dès mon jeune âge, j’ai pratiqué la natation, mais c’était pour un peu de temps. J’étais une spécialiste de la brasse. Au fil des jours, j’ai constaté que j’étais plus attirée vers le surf. Aujourd’hui, un joli temps nous attend avec ce beau soleil et un léger vent offshore», a affirmé cette jeune, impatiente d’aller flirter avec les vagues munie déjà de sa combinaison, la planche à la main.
Mais, il y a ceux qui préfèrent surfer en hiver. C’est le cas de Karim, 18 ans qui aime retrouver les vagues plus au cours de la saison hivernale. «L’hiver reste ma période préférée. Mais, parfois il faut réfléchir deux fois avant de se jeter dans l’eau. J’aime rigoler, discuter et partager ces instants de plaisir à l’eau», exprime Karim. Le surf est un sport dangereux en raison des vagues très hautes. Elles peuvent atteindre une hauteur de 20 mètres ou plus. Ce groupe de jeunes partent également à Essaouira au mois d’août. C’est là où il y a toujours du vent pour surfer.
En surfant, on défit les vagues. L’immense plaisir de la glisse est plus fort. C’est une aventure amoureuse qui vous lie à jamais aux vagues. Surfer est une manière d’être en communication avec la nature, mais surtout avec son corps.  
«Pas besoin de s’échauffer. La joie de retrouver la mer est si chaude qu’on court rapidement vers les vagues. A chaque fois que je surfe, c’est un rêve.», a affirmé Tarik, un habitué du surf principalement dans cette région.
Saïd, père de famille, accompagne sans cesse ses deux filles lorsqu’elles viennent surfer. Lui, il s’est dirigé vers cette discipline des années après la voile et la planche à voile. «L’idée première était de superviser mes filles car tout de même le surf reste une pratique dangereuse. Mes filles, Sara et Siham sont âgées respectivement de 16 et 14 ans. Elles éprouvent depuis leur jeune âge un penchant pour les sports aquatiques. Maintenant, elles invitent leurs amies avec à chaque fois un grand plaisir». Les plaisirs du surf sont multiples. C’est une opportunité d’entrer en contact avec la mer, et de glisser. Les surfeurs ressentent la puissance de la vague. Saïd conseille à ceux et à celles qui veulent pratiquer le surf de commencer par la pratique de la natation, le body-surf et la planche à voile. Le surf ne leur sera plus difficile.
Par contre, les néophytes n’ayant aucune expérience de ces sports pourront trouver l’exercice difficile. Le gros avantage du surf est que l’on éprouve rapidement du plaisir, par contre, la progression est plus longue et difficile.   
Le surf s’est titularisé depuis le milieu du 20e siècle, dans le monde entier. Il est quasiment présent toute l’année au Maroc.  L’équipement nécessaire pour pratiquer le surf comprend une planche et une combinaison, accessoirement des gants palmés. Pour les premiers essais, on peut louer un flotteur ou acheter une planche en polyéthylène d’occasion que l’on revendra ensuite facilement avec une perte minimum. Ce type de planche démarre moins bien sur la vague et accélère moins. Il y a aussi une planche en plastique thermo-formé.  Ce type de planche reste solide et à un prix abordable. Sa taille est bien adaptée à une utilisation polyvalente. Il est par contre déconseillé de commencer sur une planche trop petite. Côté prix, les combinaisons neuves varient entre 1.500 et 3.000 dirhams.  Pour les planches, elles coûtent 2000 et peuvent aller jusqu’à 6000 dirhams. Parce que les adeptes du surf sont nombreux de plus en plus, les équipements sont désormais plus disponibles qu’auparavant et les prix se négocient et sont moins chers.

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