Un air de flamenco dans la ville

Un air de flamenco dans la ville

Et de deux pour le festival des Andalousies atlantiques. Initiée par l’Association Essaouira-Mogador et organisée par la Fondation Alizés en partenariat avec le gouvernement andalou (Fondation de l’Héritage andalou et Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée), cette manifestation internationale aura lieu du 30 septembre au 2 octobre à Essaouira. Ouvrant la saison des festivités artistiques et culturelles de la cité des alizés, le festival se veut une passerelle entre les cultures et les peuples.
Intervenant cette année dans une conjoncture qui se prête à une action culturelle commune, marquée récemment par la signature d’un mémorendum entre le Maroc et l’Espagne et allant dans le sens du renforcement des liens culturels entre les deux Royaumes, le Festival des Andalousies atlantiques est un rendez-vous musical, culturel, qui célèbre l’amitié maroco-espagnole autour d’une mémoire vivante et foisonnante et fait découvrir et redécouvrir à Essaouira un héritage dont les multiples facettes et les étonnantes ramifications ne cessent d’émerveiller. Fort du succès de sa 1-ère édition, marquée notamment par la participation de l’un des plus grands et plus innovants groupes de flamenco, à savoir le groupe Ketama, le festival s’affirme comme un rendez-vous- phare. Trois jours durant, nous informe l’agence MAP relayant un communiqué des organisateurs, les émotions se déclineront sur plusieurs registres qui illuminent la double dimension de cette mémoire partagée par les peuples riverains de la Méditerranée et de l’Atlantique : concerts de musique, spectacles équestres, colloque scientifique, exposition, ateliers artistiques etc. La musique, nous renseigne l’agence, mêlera les voix et les sons d’ici et d’ailleurs, en conciliant tradition et modernité. Dans le registre marocain, l’arabo-andalou du classique Chabab Al Andalous ou de Anouar Al Mohammédia, du terroir souiri, le melhoun, conjugué au féminin par Touria Hadraoui, ou bien le judéo-arabe de Karoutchi. Venues d’ailleurs, les musiques métissées du groupe mythique Radio-Tarifa ou de Javier Ruibal, aux confluences de l’Europe, d’Afrique et des Caraïbes.
Au rendez-vous également, la salsa avec le groupe cubain Guason. Le flamenco aura, lui, une place de choix avec un spectacle-concert de Tomatito, considéré aujourd’hui comme le meilleur guitariste de flamenco.
Du dialogue d’une autre guitare flamenco, celle de Pedro Soler, avec le guembri de Majid Bekkas, celui à qui on doit le Gnaoua-Blues, genre musical à part entière, et la voix de Inés Bacan, surgira un genre nouveau : le flamenco-gnaoua, passerelle entre les différents festivals qui rythment et forgent l’identité musicale d’Essaouira.

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