Abdelali Benamour veut une instance décisionnelle

Abdelali Benamour veut une instance décisionnelle

«Le Conseil de la concurrence devrait passer du statut d’instance consultative à celui d’autorité ayant un pouvoir de décision, autrement dit une instance décisionnelle qui soit indépendante». Les propos du président du Conseil de la concurrence, Abdelali Benamour, sont on ne peut plus clairs. Celui-ci intervenait lors de la réception organisée par le Conseil lundi 18 janvier, à Rabat, à l’occasion du premier anniversaire de l’installation du Conseil de la concurrence. Dans les autres pays, l’Egypte, la Tunisie et l’Afrique du Sud notamment, le Conseil de la concurrence est une instance décisionnelle. C’est là un argument retenu par M. Benamour pour montrer la nécessité d’introduire une réforme qui touche le texte régissant le Conseil de la concurrence (loi 06-99). «Nous avons soumis au Premier ministre les révisions que nous jugeons nécessaires pour la réforme du Conseil de la concurrence. Le Premier ministre nous a assurés qu’il étudiait notre proposition», a fait savoir Abdelali Benamour. Le Conseil de la concurrence a reçu en 2009 onze demandes d’avis. Cinq d’entre elles ont été retenues. Et d’après le président du Conseil de la concurrence «deux demandes d’avis ont émané du Premier ministre. La première concerne le beurre et la seconde le plastique». Le rapport annuel du Conseil de la concurrence est en cours de préparation et sera présenté au Premier ministre prochainement. «C’est au Premier ministre de décider de la publication ou non du rapport annuel du Conseil de la concurrence», a souligné M. Benamour.  Le Conseil de la concurrence effectuera huit études en 2010 touchant différents domaines. Il s’agit des marchés publics, du transport urbain, du secteur bancaire, des marchés de gros, du bois, de la législation sur la concurrence et du transport des voyageurs. Le Conseil de la concurrence a pour mission d’une part de contrôler les concentrations  (fusions et prises de contrôle) et d’autre part de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles (ententes et abus de positions dominantes). Le Conseil a également la latitude d’étudier le degré de concurrence des secteurs économiques, de mener des actions de sensibilisation, de communication et de formation et de faire rayonner la culture de la concurrence au sein des différents milieux de l’activité économique. Aussi, il émet des avis et recommandations à même de contribuer à  la mise à niveau du monde de la production et à convaincre des bienfaits de la concurrence transparente sur la régulation générale de l’économie.

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