Humeur : À la galerie bleue

Sans nul doute un des artistes les plus décalés de la scène picturale marocaine…et de son époque. Etranger aux avant-gardistes qui ont secoué notre siècle précédent, étranger au néo-peintres et autres «mammouths» qui occupent médiatiquement encore et toujours la scène picturale marocaine, rétif à un quelconque effet de mode, inclassable plutôt…
«Lazarev» né en 1938 d’une mère française et d’un père russe ! Vit et travaille entre Essaouira et Casablanca. Première exposition personnelle en 1973.
Exposition chez cette découvreuse de talent qu’était Madame Le savouroux à Casablanca en 1975. Exposition aussi à l’étranger, en Belgique, en France…
Enfant du Maroc, il s’est attaché à creuser un sillon bien personnel tout au long de sa longue carrière, sans bruit , sans effet publicitaire. Cultivant l’art figuratif doué d’une fabuleuse palette de couleurs, il y a du romantisme dans cette belle et longue oeuvre. En témoigne cette exposition qui se profile à l’ horizon de la Galerie Bleue tenue depuis deux ans par notre ami «Chalal» autre figure de la peinture abstractive marocaine !
Pour la première fois de sa carrière, R. Lazarev investit la Ville Ocre, alors qu’il exposât toute sa belle carrière à Rabat à la Galerie du Manoir chez notre Ami Pilot …
Un bel ensemble de toiles couvrant une grande partie de son activité artistique dont certaines numérotées à son «livre de vérité» dans les 400 (presque des toiles de jeunesse) alors que ces dernières oeuvres figurent sous le N° 801.
Constructions savantes, harmonie parfaite des tons, ses toiles reflètent des états d’âme à travers le filtre de sa vérité au soir d’une vie bien remplie, bruissants du fracas des armes, de notre histoire ancienne où il excelle réellement. Enfin, il y a de la provocation chez Roman Lazarev années après années à présenter ces scènes mythologiques et historiques traversant les décennies sans prendre une ride, traitant des mêmes sujets, pas à pas… sans déroger ! Dans son exposition de Marrakech, quelques toiles ayant trait à Marrakech.
«Fêtes historiques» et autres thèmes folkloriques , scènes de genre afin de complaire certainement …(malheureusement).
L’oeuvre de Lazarev nous emmène sur une route mélancolique ou le «beau»…. et le bel ouvrage «garde toutes ses lettres de noblesse…

• Pandore

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *