1er Forum africain autour de l’habitat: Pour que l’urbanisation crée de la valeur ajoutée

1er Forum africain autour de l’habitat: Pour que l’urbanisation crée de la valeur ajoutée

Le 1er Forum ministériel africain autour de l’habitat et du développement durable, qui se tient les 11 et 12 mai à Rabat, est l’occasion pour le continent de diagnostiquer ses maux et de prendre des décisions immédiates pour la gestion de l’urbanisation.

Les intervenants au lancement, mercredi, de cet événement sont unanimes à adopter des approches efficaces en la matière.

Approche de l’ONU-habitat

«Si l’urbanisation est bien faite, elle génère de la valeur. Un bon cadre légal régissant l’urbanisation est un pilier important à cet effet», estime Juan Clos. Le directeur exécutif de l’ONU-habitat ne manque pas de mettre l’accent sur la prise de décisions immédiates concernant l’urbanisation qui contribue, à ses yeux, au développement en Afrique où le Maroc constitue, selon lui, un exemple dans le continent dans le domaine de l’habitat.

Donner plus de prérogatives aux autorités locales

Pour le maire de Dakar, qui estime que le Maroc est pionnier en décentralisation, l’événement est une occasion pour instaurer une plate-forme où les autorités locales auront leur place en décisions autour de l’urbanisation. «Il s’agit aujourd’hui d’agir en laissant les autorités locales prendre leur part», insiste Khalifa Sall qui trouve que les citoyens sont censés être les principaux acteurs et bénéficiaires de l’urbanisation. «Nous ne pouvons continuer à construire si les villes continuent à être vides!», martèle-t-il.

Les approches de Benkirane

C’était au chef de gouvernement de répondre à M. Sall à propos des prérogatives. «Si vous arrivez, M. le maire, à prendre des prérogatives, faites-le !», s’adresse AbdeliIlah Benkirane à M. Sall en lui insinuant que si celui-ci devient ministre, il se rendra à l’évidence que les ministres ne prennent pas de prérogatives. A propos d’urbanisation, le chef de gouvernement estime que «nous avons besoin d’un esprit prospectif pour que nos villes procurent une vie décente». Aussi, la ville moderne est susceptible d’être «un piège» aux yeux de Benkirane. «Pour y échapper, nous devons prêter attention aux problèmes générés par la ville moderne et prendre, aujourd’hui les décisions adéquates». Et pour faire valoir une équité sociale, il faudrait, selon lui, «prendre les moyens dont la ville a besoin auprès des riches». De surcroît, il faudrait, aux yeux du chef de gouvernement, revoir le mode de vie dans les villes. «Le nombre de voitures dépasse les limites», enchaîne-t-il en invitant, par l’occasion, le continent, y compris le Maroc, et le monde arabe à assumer leurs responsabilités.

Ce qu’en dit la tutelle

Mohamed Nabil Benbdellah, qui abonde à son tour dans le sens de l’équité sociale, estime que «les villes constituent un défi de taille en Afrique». De plus, il faudrait, selon le ministre de l’habitat et de la politique de la ville, que l’habitat ait un certain nombre de critères. «Nos villes doivent être ouvertes, sûres, justes, inclusives et résilientes», enchaîne-t-il en formulant quatre enjeux dans ce sens. Il s’agit des infrastructures en termes de transport, d’un logement décent pour tous, d’accès aux services de base, et de stratégie de base sur le long terme. «Les villes d’Afrique sont censées adopter un agenda climatique. Le Maroc s’inscrit durablement dans ce cadre», ajoute-t-il en rappelant le travail avec les organisations de la société civile pour construire les villes de demain.

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