Agadir sans bidonvilles

Agadir sans bidonvilles

En 2007, Agadir verra tous ses bidonvilles se transformer en quartiers où il fait bon de vivre. C’est le souhait que se sont faits l’ensemble des responsables régionaux et locaux, wali et président de la communauté urbaine en tête, et le ministre chargé de l’Habitat et l’Urbanisme, Taoufiq Hejira, vendredi dernier lors de la signature d’une convention ayant pour objectif d’accélérer la mise en oeuvre du Programme de lutte contre l’habitat insalubre dans la région.
Les chiffres présentés lors de cette matinée du vendredi sont effrayants. Plus de 12.000 ménages soussis ne disposent pas de logements décents. « C’est un chiffre qui fait de la ville d’Agadir l’une des premières villes marocaines en la matière. Les raisons en sont nombreuses et se rapportent essentiellement à l’attraction qu’exerce la ville d’un point de vue purement économique », estime le ministre. Pour arriver à combler ce manque, la convention signée vendredi a un triple objectif, prévoyant d’abord l’arrêt de la prolifération de l’habitat indécent, l’intensification de l’offre de l’habitat destiné aux ménages à faible revenu par la suite et enfin la régularisation de la situation actuelle dans ce domaine.
Cette convention prévoit, au total, la réalisation sur quatre années d’un important programme intégré, portant sur 19.484 unités sur une superficie de 935 ha, pour un coût total de 2,5 milliards de dirhams. Ces unités concernent 7.011 lots de terrain destinés à l’habitat économique, plusieurs lots pour la mise en place d’équipements socio-économiques, 60 lots réservés au secteur privé pour la promotion de l’habitat social consistant en 30.000 logements, ainsi que sur 12.413 lots destinés à la résorption de 64 bidonvilles qui comportent 10.763 baraques sur une superficie de 115 ha. Ce programme très ambitieux sera réalisé en deux tranches.
La première, en cours de réalisation, concerne 6.165 ménages bidonvillois, financées par le ministère délégué chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme à hauteur de 56 millions de dirhams, alors que la deuxième, en cours de lancement, bénéficie à 6.248 ménages pour un coût global de 363 millions de DH, avec une participation de ce département, et ce avec une enveloppe de 153 millions de DH. « La nouveauté de ce programme est que désormais, la ville est devenue l’unité de programmation en matière de lutte contre l’habitat insalubre et non le quartier », explique Taoufiq Hejira, avant de préciser que les autres points forts du programme «Villes sans bidonvilles » se résument en le partenariat multi-institutionnel qu’il préconise et qui met en synergie l’Etat, les collectivités locales et les ONG.

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