La Normalisation en question

La Normalisation en question

La normalisation. Voici un sujet qui a été au centre d’un débat animé jeudi dernier à Rabat. Organisée par l’ERAC-Nord en partenariat  avec la direction technique de l’habitat, cette rencontre a réuni plusieurs spécialistes dans le secteur de l’habitat et de l’urbanisme. Parmi les noms présents figure à leur tête Taoufik Hejira, ministre délégué chargé de l’habitat et de l’urbanisme.
Lors de son intervention, M. Hejira a appelé à la création d’une  institution publique chargée de la normalisation et à accorder le label de la  qualité aux projets phares du secteur de l’habitat et de l’urbanisme. M. Hejira a relevé une certaine lenteur dans la conception des  normes dans le secteur de l’habitat et des travaux publics, précisant que  seulement quelque 1.200 critères techniques ont été élaborés par 20 commissions  techniques.
Faisant état de l’absence d’une culture de qualité au sein du marché de logement, à l’exception de l’architecture, le ministre a indiqué qu’à  l’exception de la logique de l’offre et de la demande, il n’y a pas de système  de répression des professionnels et des acteurs du secteur. Notant que le service de normalisation au Maroc, créé par dahir de 1970,  a élaboré 5.250 normes et 86 commissions techniques dont  huit sont présidées par le ministère de l’Habitat. Le ministre a fait état de la  faiblesse du rythme de conception des normes dont la moyenne gravite autour de  300 normes par an.
D’autres participants étaient au rendez-vous et parmi eux  Ali Guedira, directeur technique de l’habitat. Ce dernier a fait une intervention sur l’état des lieux et les défis à relever en ce qui concerne la normalisation.
En outre, Mouhcine Alaoui, directeur technique de l’équipement, Bouchaïb Benhamida, président de la fédération nationale du secteur BTP et Omar Farkhani président du Conseil national des architectes ont tous marqué présents. Chacun a développé à sa manière des arguments sur le thème de la normalisation au Maroc. Ils ont également évoqué les démarches à adopter pour que la qualité soit au cœur du développement du secteur de l’habitat et de l’urbanisme. Modernité oblige. Les participants à cette rencontre ont été unanimes à souligner que la normalisation s’impose comme un outil indispensable d’échange et de  développement facilitant la suppression des barrières techniques au commerce  dans la perspective de la libre circulation des marchandises et produits et de  l’extension du marché international du commerce.
Après avoir passé en revue les déséquilibres marquant le secteur de  l’habitat et des BTP, les participants ont appelé à la nécessité d’adopter la  normalisation comme stratégie institutionnelle dictée par l’adhésion du Maroc à  l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et sa signature de certains accords de  libre-échange. 
En somme, la normalisation a été citée comme étant «le chantier du siècle» par le ministre délégué chargé de l’habitat et de l’urbanisme. Une façon de démontrer l’importance de cette technique pour l’environnement urbanistique marocain.

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