Une évolution au détriment du haut et moyen standing: L’habitat social a le vent en poupe

Une évolution au détriment du haut et moyen standing: L’habitat social a le vent en poupe

Le secteur du logement social poursuit son rythme de croissance. Il a accaparé de grandes parts de marché au détriment du haut standing et dans un moindre degré du moyen standing, permettant d’attirer de grands groupes immobiliers nationaux et espagnols, mais aussi des sociétés immobilières locales comme Issa immobilier, Abdalass,  Sbaï et Zemouri.

La plupart des projets de logement social (de 4.000 à 5.000 unités) se concentrent dans la périphérie de Tanger, particulièrement à Gzenaya et dans des lotissements à proximité de la route de Tétouan.

Concernant les projets réalisés dans le cadre de l’habitat social à 250.000 de dirhams, la ville a connu depuis le lancement de ce programme en 2011 et jusqu’à 2015 la production de quelque 100.000 unités. «Ce dynamisme que connaît ce secteur s’explique par les avantages dont bénéficient généralement les promoteurs et concrétisés par des exonérations fiscales, l’octroi des autorisations de construire et le versement d’une partie de la TVA pour le compte de l’acquéreur», a précisé Issa Ben Yaakoub, promoteur immobilier à Tanger.

Ce dernier a poursuivi que grâce à Tanger métropole les professionnels sont confiants quant à l’avenir du secteur de l’immobilier en général. «Le secteur doit profiter des grands projets réalisés dans le cadre du programme royal, tels que ceux portant sur le renforcement des voiries urbaines ou encore le nouveau plan d’aménagement urbain de Tanger en cours de réalisation», a affirmé M. Yaakoub.

Concernant le haut standing, ayant été le plus touché par la crise financière de 2008, les promoteurs immobiliers locaux travaillent toujours dans ce segment, mais avec un rythme réduit comparé aux autres segments. Se concentrant dans la corniche et des quartiers chics tels que Iberia Brookx, ce segment, qui a connu, dans un passé proche, «une flambée irrationnelle des prix de 22.000 à 23.000 de dirhams le mètre carré a subi, suite à la grande déception causée par la perte de la ville dans la course à l’organisation de l’Expo 2012 (conjuguée aux effets de la crise de 2008), une correction des tarifs se situant depuis aux alentours de 15.000 et 17.000 dirhams», a dit M. Yaakoub.

Quant au moyen standing, celui-ci, destiné à la classe moyenne, s’est développé au centre-ville.  En comparaison avec le haut standing, «le moyen standing à Tanger, dont les prix varient entre 10.000 à 12.000 dirhams le mètre carré, connaît plus de demande de la part d’une clientèle au revenu moyen, mais recourant pour la plupart des cas au crédit bancaire pour l’acquisition de son logement», ajoute M. Yaakoub.

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