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Le coup reçu par Omar Jazouli à Marrakech est un coup sérieux. Il faut le considérer comme tel. C’est un pas nouveau et inédit qui a été franchi au Maroc dans le domaine politique. Les faits. Lors d’une enquête sur le démantèlement d’un réseau de proxénétisme à Marrakech, un prostitué homosexuel, et proxénète, balance le nom du maire de la ville comme étant un de ses clients. Nous passons les détails scabreux. Le résultat est que le PV de cette audition est livré industriellement — une fuite en bonne et due forme — à la presse qui en a fait ses choux gras. Le maire devient coupable. Le proxénète — un parangon de vertu — , une pauvre victime abusée, etc. Le scénario est archi connu. A la veille des communales du 12 juin 2009, le combat à Marrakech est très violent. Tous les coups semblent permis. Et personne ne se gêne, ni se soucie de morale, de déontologie ou d’éthique. C’est le temps des coups montés, des barbouzeries, du proxénétisme électoral et de la prostitution des consciences. Ecraser au passage la famille Jazouli — l’épouse, les enfants, les frères, les sœurs, les parents… — et livrer au passage sa dignité et son honneur aux rats des nuits interlopes de Marrakech n’a été qu’une simple formalité dont se sont acquittés les corbeaux avec talent. Depuis l’affaire Alègre, en France, dont a souffert le martyre Dominique Baudis, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), on sait qu’une ou deux prostituées manipulées par un proxénète criminel peuvent, sur commande, en utilisant habilement les médias, détruire la vie de quelqu’un en cinq secondes. On ne s’en remet rarement. Aucun homme politique marocain n’est à l’abri d’un piège de cette nature. Leur silence dans cette affaire est une lâcheté supplémentaire dans un parcours déjà glorieux.

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