Édito

Nous l’avons eu, finalement, le débat. Sarko n’a pas été le fou furieux que l’on nous promettait. Et Ségo n’a pas été nunuche comme certains le craignaient. De la tenue donc, des idées, des débats, de la passion, et parfois — c’est la nature de l’exercice — des situations tranchées. Deux France, deux projets, deux rapports à la société, deux manières d’approcher l’exercice du pouvoir et une démocratie qui fonctionne, enfin. Quelle que soit l’issue du scrutin, chaque  candidat peut estimer avoir fait son job jusqu’au bout. Et au final c’est la France qui gagne. Quelle leçon tirer de tout cela pour nous  ? Plusieurs leçons, en fait. La démocratie est une construction permanente, c’est un travail de tous les jours. Autant en 2002, la démocratie française était malade et terne, autant en 2007 elle est vigoureuse et flamboyante. Une démocratie ne vaut que ce que valent les hommes politiques qui la font vivre. Cette équation chez nous n’est pas résolue. C’est l’inconnue principale qui obère notre avenir politique. Sans partis politiques forts, transparents, démocratiques et structurés, la démocratie est impraticable. Ce chantier vient d’être ouvert par la nouvelle loi sur les partis politiques, nous devrions escompter quelques progrès dans ce domaine. Enfin, pour faire tourner tout cela à la bonne vitesse, il nous faudra le citoyen engagé, encadré, conscient de son devoir, au fait de l’utilité de son vote et réconforté dans sa dignité. Celui-là, il est déjà là. Il faudrait juste le respecter un peu plus.

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